Sinan Uslu,Tuncay Çakmak
13 Avril 2017•Mise à jour: 14 Avril 2017
AA - Ordu (Turquie) - Tuncay Çakmak
Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que la Turquie n’autorisera jamais la création d’un nouvel état par le PYD/YPG dans le nord de la Syrie.
Le Chef de l’Etat turc s’exprimait, jeudi, lors d’un meeting à Ordu (Nord –mer Noire) dans le cadre de la campagne pour le référendum constitutionnel de dimanche 16 avril.
Il a longuement énuméré les aspects positifs de la réforme proposée.
Il a expliqué que le système de gouvernance actuel de la Turquie ouvre la voie à l’instabilité politique, et donc économique, comme ça a été le cas à de nombreuses reprises dans le passé.
Erdogan a insisté sur le fait que la Turquie est de toute part attaquée par des organisations terroristes, à l’intérieur comme à l’extérieur, citant notamment Daech et le PKK, mais aussi FETO, auteur de la tentative de coup d’état du 15 juillet 2016.
Il a mis l’accent sur le combat mené simultanément par la Turquie contre plusieurs organisations terroristes.
Pour le président turc, le scrutin du 16 avril est l’occasion de donner une réponse forte aux putschistes qui sont responsables de la mort de 248 citoyens, tués la nuit du 15 juillet, et qui en ont blessés des milliers d’autres.
Il en a profité pour revenir sur la présence de l’organisation terroriste PYD/YPG, branche du PKK, en Syrie.
Il a rappelé la politique de la Turquie sur le sujet.
"Nous ne permettrons pas que le PYD et le YPG se maintiennent à nos frontières. Nous ne leur permettrons pas de créer un Etat, que le monde le sache. Ceux qui auraient des visées sur notre pays doivent savoir qu'ils trouveront face à eux 80 millions de citoyens turcs", a-t-il martelé.
Erdogan a ajouté que des discussions se poursuivent avec les pays de la coalition internationale mais aussi avec la Russie sur la question mais aussi concernant la Syrie en générale.
"Nous sommes intervenus dans le nord de la Syrie avec l’opération Bouclier de l’Euphrate pour libérer cette zone de la présence de Daech et des autres groupes terroristes. Mais nous l’avons déjà dit, nous n’avons aucune ambition territoriale ni en Syrie ni ailleurs dans le monde. Mais nous ne pouvons pas rester sans agir face à la cruauté et abandonner les victimes innocentes", a-t-il encore dit.