AA / Istanbul
Le Chef du gouvernement turc Ahmet Davutoglu a déclaré : "Lors de la préparation d’un plan pour la tenue du Sommet de la Paix, nous aspirions à atteindre un seul objectif, celui d'adresser au monde un message unique, signifiant que nous nous sommes peut être engagés dans des guerres dramatiques il y a un siècle, mais qu'il est temps, cent ans après, de faire la paix".
Davutoglu s’exprimait, jeudi, au cours du Sommet de la Paix tenu à Istanbul, dans le cadre de la commémoration du centenaire des batailles des Dardanelles, en présence du président irakien Fouad Maassoum, du Premier ministre australien Tony Abott et du chef du gouvernement néozélandais John Key.
Davutoglu a mis l’accent sur l’importance de «ne pas produire une politique de colère fondée sur la haine générée par les guerres et les douloureux souvenirs». Il a souligné la nécessité d'appliquer les leçons tirées des guerres passées pour éviter que de pareils conflits ne se reproduisent».
Le Premier ministre turc a relevé que «prendre la décision d’engager une guerre peut paraître aux hommes d'Etat comme une affaire simple ou anodine. Cependant, les douleurs dont soufriraient leurs peuples ultérieurement causent également une grande souffrance à ces hommes d'Etat ».
«La Turquie n’a jamais produit de culture de haine à cause des batailles des Dardanelles», a-t-il lancé.
«Nous n’avons pas fait de déclarations agressives ni inséré dans nos manuels d’histoire de propos haineux contre ceux qui sont venus occuper notre sol dans les batailles des Dardanelles», a encore dit le Chef du gouvernement turc.
Davutoglu a déclaré, aussi, «Venons tous à présent bâtir un monde où prévaut la paix et qui rejette le langage de la haine. Nous avons présenté nos condoléances aux proches de tous ceux qui ont péri lors de la Guerre mais, aujourd’hui, une tierce partie, qui aurait joué un rôle provocateur lors de cette guerre, tente de semer la zizanie de nouveau, instrumentalisant la douleur vécue à cause de cette période».
Les combats des Dardanelles avaient opposé, en 1915, dans le Nord-ouest de la Turquie, lors de la Première Guerre mondiale, l’Etat ottoman aux Alliés.
Des forces britanniques, françaises, australiennes et néozélandaises ont tenté d’occuper la ville d’Istanbul. Cependant, cette tentative a échoué, tout en faisant des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de blessés.