AA - Ankara - Nur Gülsoy
La lutte contre Daech n'exclue pas la lutte contre le PKK, a affirmé le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef de l'Etat s'est exprimé devant journalistes durant la réception qu'il a donnée dimanche au palais présidentiel à Ankara, à l'occasion de la Fête de la Victoire.
Erdogan a rappelé que la lutte contre Daech n'est pas un fait nouveau, et que la Turquie agit conjointement avec les forces de la coalition internationale.
"Cette situation ne signifie pas qu'on cessera de lutter contre l'organisation terroriste séparatiste [PKK], a-t-il affirmé. La lutte se poursuivra avec détermination. Nos forces armées et tous nos agents de sécurité poursuivront cette lutte sans aucune relâche. Les terroristes enterreront leurs armes sous du béton, sinon, ils doivent quitter ce pays. Personne ne peut cibler la paix de notre peuple."
Erdogan a, par ailleurs, estimé que l'appel du Parti démocratique des peuples (HDP) à abandonner les armes, n'est pas sincère, car après les élections législatives du 7 juin, "il [le parti] ne s'est pas tourné vers le Parlement, mais au contraire, vers la montagne".
Le président turc a mis l'accent sur la nécessité de promouvoir les investissements d'infrastructure et de superstructure, dans l'est et le sud-est de la Turquie.
"Nous souhaitons que les hommes d'affaires s'y rendent et investissent, mais dès qu'ils le font, leurs équipements sont brûlés [par les terroristes], a-t-il regretté. Par exemple, nous avons une centrale thermique de 500 à 600 millions de dollars à Silopi [province de Sirnak], mais elle a été sabotée. Comment ces gens investiront-ils? Les sociétés d'assurance ne veulent plus assurer dans ces régions marquées par le terrorisme. Il est important que nos frères kurdes se débarrassent de ces terroristes."
- Sécurité électorale
Erdogan a rappelé que les élections législatives anticipées se tiendront le 1er novembre 2015: "J'estime que nous surmonterons ces élections avec le minimum de dommages, grâce aux mesures qui seront prises. Je pense que les événements survenus le 7 juin, ne se répèteront pas le 1er novembre."