AA - Ankara - Nur Gülsoy
Les événements concernant les minorités religieuses éclatés au mois de ramadan perdurent dans la Région autonome ouïghoure du Xinjiang (nord ouest), a déclaré Bendevi Palandöken, président de la Confédération turque des commerçants et des artisans (TESK).
La TESK et les représentants de l'Union des chambres et des bourses de Turquie (TOBB), la Confédération turque des syndicats d'ouvriers (TISK), l'Union des chambres d'agriculture de Turquie (TZOB), l'Association des industriels et des hommes d'affaires indépendants (MUSIAD), l'Assemblée des exportateurs de Turquie (TIM), des syndicats Hak-Is, Memur-Sen, Kamu-Sen Turquie et Türk-Is, ont fait une déclaration conjointe, mercredi, à propos des événements survenus dans le Xinjiang,
"Les décisions portant pression sur la liberté religieuse se sont transformées en une atrocité", a déclaré Bendevi Palandöken, lors d'une réunion au siège de la TOBB à Ankara, où il a lu la déclaration conjointe.
Palandöken a rappelé que les incidents qui ont débuté dans la région le premier jour du mois de ramadan perdurent encore, faisant des dizaines de morts d'après les données officielles de la Chine, mais des milliers de morts selon celles des organisations des droits de l'Homme.
"Nous ne pouvons pas demeurer muets devant l'injustice et les décisions incompatibles aux règles des droits de l'Homme", a dit le président de la TESK, insistant néanmoins sur les relations turco-chinoises.
D'après Palandöken, les interventions se sont durcies et les condamnations à la peine de mort augmentent dans le Xinjiang. De plus, les libertés de voyage et de communication sont aussi violées.
"Nous sommes davantage inquiets pour les habitants de la région, d'autant plus que ses liens avec le monde sont coupés et qu'elle est mise en quarantaine", a-t-il insisté. "Il faut immédiatement ouvrir la région aux organisations d'aide et aux observateurs des droits de l'Homme. Pour éviter que le trouble social ne se transforme en un problème de sécurité, il faut supprimer la pression exercée sur les libertés religieuses. En tant qu'employeurs, employés, fonctionnaires, commerçants et paysans, nous avons toujours soutenus nos confrères en Palestine, Irak, Syrie et dans d'autres régions du monde. Dans ce cadre-là, nous avons décidé de saisir les organisations internationales dont nous sommes les membres, pour que le nécessaire soit fait à propos des événements à Xinjiang."
Palandöken a espéré que les bonnes relations turco-chinoises se reflètent également dans la région ouïghoure.
Le gouvernement chinois avait interdit aux fonctionnaires de l’Etat, aux professeurs et aux étudiants de jeûner pendant le mois de Ramadan. En outre, une campagne "anti-terrorisme" d’une année – concentrée sur le Xinjiang qui abrite la majorité du groupe ethnique des Ouïghours – a été lancée, fin mai, par le gouvernement central chinois, et se poursuivra jusqu’en juin 2015.