Safwene Grira
09 Novembre 2015•Mise à jour: 10 Novembre 2015
AA/ N'Djamena/ Abdoulaye Adoum
24 projets ont été réalisés au Tchad depuis 2013 par l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA), a appris Anadolu auprès de l'ONG turque.
«Ces divers projets concernent des activités liées aux domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture», a déclaré Sami Dur, coordinateur de l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA) lors d’un entretien à Anadolu.
De par son principe, la TIKA se fait une idée globale en termes de besoin du pays hôte avant son installation, a expliqué le responsable turc. C’est selon ces critères que ces domaines d’intervention ont été retenus pour le Tchad.
"Au Tchad, la TIKA a commencé à intervenir bien avant son installation officielle en janvier 2015", a précisé Dur. Le début des activités a coïncidé avec la reprise des rapports diplomatiques entre les deux pays, en 2013, avec l'inauguration de l'ambassade turque de N'Djamena.
Depuis le retrait de la dernière division ottomane du Tchad en 1913, les relations ne s'étaient rétablis formellement qu'à partir de 1969, à travers l'ambassade turque au Nigéria voisin. Elles sont toutefois restées formelles, faisant obstacle au développement de projets économiques ou humanitaires, menées par des ONG comme la TIKA.
De 2013 à nos jours, le coût global des projets soutenus par la TIKA au Tchad s’élève à plus 1.65 Million USD, sans compter divers dons et assistance menés par des autres ONGs Turques au Tchad, a renseigné Sami Dur.
De la prise en charge des maintenance des véhicules, à des tracteurs attribués à des coopératives agricoles, en passant par la logistique et équipements des produits de désinsectisation (anti-moustique) d’un montant de 320.000 USD accordé à la Mairie de N’Djamena depuis quelques années, illustre le coordinateur.
S’agissant des domaines de la santé et de l’éducation, une délégation composée de trois personnes séjournent actuellement en terre tchadienne, dont le programme consiste dans une évaluation des besoins de l’hôpital général de référence de N’Djamena, du lycée Félix Eboué, de l’école nationale des sciences de la santé, du camp de réfugiés Centrafricains de Gaoui (banlieue de N'Djamena) et de l’université Roi Fayçal, dans la capitale tchadienne.
"Le bureau de coordination de N'Djamena, comme tous les autres bureaux de la TIKA, d’ailleurs, réceptionne et appuie des projets émanant des organisations non gouvernementales, de l’Etat à l’exception des projets à but lucratif" rajoute Sami Dur.
"Ce n’est pas encore l’heure du bilan, mais en moins d’une année d’exercice, le bureau de coopération et de coordination s’implique activement dans la recherche du bien-être et de l’épanouissement de la population tchadienne." conclut le responsable humanitaire turc, promettant de nouvelles actions dans le proche avenir.