AA - Ankara - Nur Gülsoy
Aucun parti politique n'a le processus de résolution dans son agenda, a déclaré le vice-Premier ministre turc, Yalcin Akdogan, lors d'une réunion qui s'est tenue, mercredi, à Ankara.
"Aucun [autre] parti n'a le processus de résolution dans son agenda, a-t-il affirmé. Y en a-t-il un qui annonce qu'il fera 'aboutir le processus avec succès le 8 juin' [le lendemain des élections législatives]? Que le Parti démocratique des peuples [HDP, opposition] dépasse ou non le seuil électoral [de 10%], le Parti pour la Justice et le Développement [AK Parti, au pouvoir] fera aboutir le processus avec succès. Nous sommes en faveur d'une politique démocratique et de la lutte politique. Nous sommes contre le fait qu'il y ait une organisation terroriste, dont l'aile politique s'élève avec elle en parallèle. Cela rend l'institution politique ouverte aux chantages. Un parti politique qui a en réserve une telle organisation, appellera les gens à descendre dans la rue."
Selon Akdogan, le HDP n'a aucunement soutenu le processus de résolution, et sans lui, l'affaire aurait avancé dix fois plus rapidement.
Ayant presque atteint le stade de construire la Nouvelle Turquie, un seul faux pas bouleversera tout et engendrera une perte de tout ce qui a été acquis par le pays, a estimé le vice-Premier ministre.
Ainsi, une organisation qui exerce la violence, qui oppresse le peuple se trouve en face de l'Etat qui fait des investissements, qui accueille les gens et met en oeuvre des réformes, selon Akdogan.
Le processus de résolution a été lancé au début de l'année 2013, par un cessez-le-feu conclu entre le gouvernement turc et le mouvement PKK, classé "organisation terroriste". Le gouvernement a promis des réformes démocratiques pour renforcer les droits de la population kurde.
Les élections législatives se tiendront le 7 juin prochain, durant lesquelles le peuple turc élira les 550 députés de la 25e législature.