AA/ Ankara
« Le mémorandum sur le déploiement des forces armées en dehors du territoire turc approuvé, jeudi, par le parlement, n’entame en rien le processus de résolution », a lancé le ministre turc de la Défense, Ismet Yilmaz.
C’était lors d’une séance plénière du parlement turc tenue, jeudi, dédiée à l’approbation d’un mémorandum unifié sur la Syrie et l’Irak.
Le texte approuvé à une large majorité, mandate le gouvernement à envoyer des forces armées en dehors du territoire turc et autorise les soldats étrangers à utiliser les bases militaires installées en Turquie.
Yilmaz a tenu lors de son allocution à préciser les objectifs qui sous-tendent ce mémorandum.
« Il s’agit de limiter les impacts négatifs dus aux affrontements qui se déroulent près de nos frontières. », a justifié le ministre turc, soulignant que « nous avons ouvert nos portes à ceux qui avaient tout perdu et ceux qui ont pu fuir au péril de leur vie à cause de la guerre ».
« L'accueil des réfugiés ne peut pas résoudre le problème", a-t-il fait savoir.
Selon le ministre turc, " L'évolution de la situation en Irak, les affrontements et le drame humanitaire dans la région », sont autant de facteurs qui commandement impérativement de mettre au point « une stratégie cohérente et beaucoup plus globale ».
« Au cas où la communauté internationale n'accomplit pas de pas décisif, la région s'enlisera dans un conflit plus large", a-t-il mis en garde.
« La Turquie est un des pays les plus affectés par la crise en Syrie et Irak », a estimé le ministre truc, faisant remarquer que « les éléments terroristes du PKK s’activent encore au Nord de l’Irak, de même que l’EIIL menace sérieusement nos frontières Sud ».
Présenté, mardi dernier, par le gouvernement, le mémorandum unifié sur la Syrie et l'Irak a été approuvé, jeudi, au terme d’un débat de plusieurs heures, à une large majorité avec 298 députés pour et 98 contre.