AA - Bruxelles - Nur Gülsoy
Le risque pour la Turquie d'être ciblée par des missiles syriens perdure, selon un responsable de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).
Interviewé par l'Agence Anadolu, le responsable de l'OTAN, souhaitant demeurer anonyme, a déclaré: "Nous respectons les décisions des Parlements allemand et américain. L'Allemagne a justifié sa décision principalement par la baisse de la menace de missiles syriens. Les Etats-Unis ont annoncé, eux, une réinstallation du dispositif de défense antimissile Patriot, après une mise à jour de modernisation des batteries. Les Patriot déployés par ces deux pays ont largement contribué à la protection du peuple turc de la menace syrienne. L'OTAN continue d'être solidaire de la Turquie et de protéger la frontière sud-est de l'Alliance."
Le responsable a rappelé que le régime syrien a lancé plusieurs missiles balistiques ces dernières années, et ceux-ci sont généralement tombés sur son propre territoire.
"Mais certains sont aussi tombés sur le territoire des pays voisins, dont la Turquie, a déclaré le responsable. Bien que la menace syrienne contre la Turquie soit considérée comme faible à l'heure actuelle, le risque que les missiles balistiques visant les opposants tombent en Turquie, perdure."
Le ministère allemand de la Défense avait annoncé samedi, que le mandat de la troupe qui compte 250 soldats arrive à son terme le 31 janvier 2016, et ne sera pas prolongé car "le risque de lancement de missiles balistiques depuis la Syrie vers la Turquie a diminué".
Par la suite, Washington a informé Ankara que le déploiement du dispositif de défense antimissile Patriot, dont la mission arrive à son terme, en octobre prochain, ne sera pas prolongé non plus, soulignant, cependant, sa disposition à entreprendre un redéploiment en une semaine, en cas de nécessité dans l'avenir.