AA - Istanbul - Nur Gülsoy
Les partis politiques qui s'opposent au terrorisme, doivent s'unir et constituer un bloc, selon le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef de l'Etat turc a accordé une interview, dimanche, à l'émission conjointe des chaînes A Haber et ATV.
Erdogan a affirmé que le parti politique qui soutient le terrorisme en Turquie, est bien connu, soulignant la nécessité, pour les autres partis qui s'y opposent, de s'unir.
"Ils remarqueront alors que la situation est très difficile, a-t-il affirmé. D'une manière ou d'une autre, nous nous dirigeons vers des élections [législatives]. Je souhaite que le peuple élise un gouvernement qui pourra prendre des décisions facilement."
Le président a estimé que le processus de résolution a été trahi par l'organisation terroriste PKK: "ils ont considéré cette période comme un processus d'armement, dans le sud-est [du pays] et partiellement dans l'est. Ils ont stocké une quantité importante d'armes."
Le processus de résolution a été lancé au début de l'année 2013, par un cessez-le-feu conclu entre le gouvernement turc et le mouvement PKK, classé "organisation terroriste". Le gouvernement a promis des réformes démocratiques pour renforcer les droits de la population kurde.
"Nous avons déjà éliminé plus de deux milles terroristes jusqu'à maintenant, au mont Kandil ou sur notre propre sol, et nous continuerons, a ajouté Erdogan. Ce n'est pas la peine que nous assumions ces fonctions si notre peuple ne peut vivre en paix."
Erdogan a, par ailleurs, affirmé, que le couvre-feu décrété dans certaines provinces dans l'est et le sud-est est obligatoire, soulignant qu’il se poursuivra.
"Certains affirment que 'les élections pourraient ne pas être organisées', a-t-il poursuivi. Quelle approche! C'est insensé. L’urne [électorale] constitue la seule issue. Les élections se tiendront certainement, et ce, quel que soit le contexte."
D'après le président Erdogan, "certains ont beaucoup spéculé sur Kobané, alors que la Turquie accueillait ses habitants. La Turquie a accueilli 200 000 habitants de Kobané, dont 80 000 y sont retournés. Les autres sont encore en Turquie. Qui les aide? Est-ce le parti politique qui se base sur le PKK? Non, c'est notre Direction de la gestion des catastrophes et des urgences (AFAD) et notre Croissant rouge (Kizilay)."