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01 Novembre 2015•Mise à jour: 01 Novembre 2015
AA - Diyarbakir - Tuncay Çakmak
Conformément aux dispositions du Haut Conseil Electoral (YSK), dans 32 provinces du pays, majoritairement dans le Sud-est de la Turquie, les électeurs ont se sont rendrus aux urnes entre 07h00 et 16h00 (heures locales).
Les centres de gestion des crises formés au sein des bureaux des gouverneurs, notamment dans l’est et le sud-est de la Turquie, traitent les réclamations et les témoignages relatifs à des pressions exercés sur les électeurs dans le cadre des législatives de ce dimanche 1er novembre.
Ainsi, à Batman, le président d’un bureau de vote a été suspendu de sa fonction par le Conseil électoral provincial pour «orientation des électeurs en faveur d’un parti». Des militants du Parti Démocratique des Peuples (HDP), qui faisaient de la propagande dans le jardin d'une école où ont été installées les urnes, ont eu des altercations verbales avec les forces de la police qui voulaient les écarter de la zone.
Pour les mêmes motifs, cinq personnes à Diyarbakir et trois autres à Siirt ont été mises en garde à vue.
A Mardin, trois personnes ont été mises en examen pour avoir forcé des électeurs à voter de manière ouverte.
A Diyarbakir, cinq individus ont été mis en garde à vue pour avoir procédé à des pressions pour forcer certains citoyens à voter en faveur d’un parti, alors qu’un jeune arborant un drapeau de l’organisation terroriste YPG, active en Syrie, n’a pas été autorisé à voter.
Par ailleurs, des militants du HDP auraient exprimé des menaces aux responsables du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti) dans une école du district de Kiziltepe de Mardin. Le président de l’AK Parti local a porté plainte auprès des gendarmes.
Dans le quartier Ismet Pasa de Sirnak, des brochures du HDP ont été collées sur les vitres de certains bureaux de vote, provoquant la colère de certains électeurs, se plaignant d’être victimes de propagande illégale. Malgré les réclamations, le responsable du bureau de vote n’a pas jugé nécessaire d’intervenir, attirant le mécontentement des citoyens l’accusant de partialité.
Enfin, le candidat de l’AK Parti à Igdir et ses sympathisants ont été violemment pris à partie par un groupe d’individus qui les ont agressés avec des pierres et des bâtons.
Deux personnes ont été blessées et cinq voitures ont subi des dommages.