Hafawa Rebhi
23 Septembre 2017•Mise à jour: 24 Septembre 2017
AA / Ankara / Kemal Karadağ
Le ministre turc de la Défense, Nurettin Canikli, a déclaré samedi que la tenue du référendum sur la sécession de District kurde de l’Irak risque d'embraser la région.
Canikli s’est ainsi exprimé lors d'une session extraordinaire du parlement turc, pour discuter la prolongation de la motion autorisant l’armée à mener des opérations en Irak et en Syrie.
« La décision du référendum et sa mise en œuvre ouvriraient la voie à une série de réactions. Un tel pas irresponsable pourrait provoquer un incendie incontrôlable dans la région », a mis en garde le ministre turc.
Assurant que les menaces pour la sécurité de la Turquie sont toujours présentes, le ministre de la Défense a estimé que les prérogatives permises par la motion étaient nécessaires à l’armée pour défendre le pays.
Canikli a noté que « l’augmentation des opérations terroristes du PKK en Turquie était proportionnelle à la croissance du soutien international à cette organisation terroriste séparatiste ».
Les menaces du PKK contre la Turquie, qui émanaient auparavant du nord de l’Irak, se sont élargies, selon le ministre turc, pour inclure les territoires du nord de la Syrie.
Ganikli a, à cet effet, pointé du doigt les tentatives de redéfinir les frontières politiques de la région. « En fait, ce projet a commencé dans les années 1990. Ils veulent limiter et affaiblir les pays de la région où se trouve notre pays et établir de nouveaux états qui sont dominés par les conflits et les divisions », a-t-il expliqué.
Le gouvernement irakien rejette le référendum prévu lundi, affirmant qu'il ne respecte pas la constitution du pays adopté en 2005 et ne profite pas aux Kurdes sur les plans politique, économique et national.
Les Turkmènes et les Arabes refusent également d'inclure dans le scrutin la province de Kirkouk (nord) et les autres zones contestées entre Erbil et Bagdad.
L'idée du référendum a suscité des préoccupations internationales quant à la stabilité de l’Irak. La Turquie voisine refuse la tenue du référendum et considère que le maintien de l'intégrité territoriale et de l'unité politique de l'Irak est primordial pour l'établissement de la sécurité, de la paix et de la prospérité dans la région.