AA / Ankara / Sinan Polat, Ahmet Esad Şani
Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlüt Çavuşoğlu, a déclaré, mardi, que «S’il y a des menaces à nos frontières, nous prendrons les mesures nécessaires, nous avons l’autorisation du parlement, et comme nous nous sommes introduits dans le Nord de l’Irak par le passé et mené des opérations militaires contre une organisation [PKK] dans les montagnes du Qandil, nous mènerons des opérations là bas [en Syrie] si nécessaire ».
Çavuşoğlu s’exprimait lors d’une émission télévisée sur une chaine locale turque, au cours de laquelle il a évoqué les dernières rumeurs inhérentes aux préparatifs lancés en vue d’une intervention turque en Syrie, à l’heure où la zone frontalière entre les deux pays connait des manœuvres de l’armée turque.
Le chef de la diplomatie turque a, en outre, souligné que son pays a le droit de prendre les mesures nécessaires pour affronter les menaces existantes à ses frontières.
Et Çavuşoğlu d’ajouter : «Nous n’impliquerons pas la Turquie dans une aventure sans raison, nous n’avons pas de vues sur les terres d’un autre Etat, mais si nous ne prenons pas les dispositions nécessaires contre les menaces, nous aurons exposé la stabilité du pays au danger».
«Notre pays est cerné par une ceinture de feu, il est naturel que nous prenions les mesures préventives nécessaires et menions les analyses et les évaluations requises pour prendre les décisions adéquates», a-t-il encore insisté.
Le parlement turc a approuvé, l’année dernière, une motion autorisant le gouvernement à envoyer les forces armées à l’extérieur des frontières du pays pour mener des opérations militaires, si la situation l’exige, et ce, dans le but de repousser toute éventuelle attaque contre la Turquie de la part des organisations terroristes en Syrie et en Irak.