AA / Ankara / Muhammet Faruk Alagaş
Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a souligné que son pays "ne fera pas de concessions et ne baissera pas sa tête face aux pressions politiques exercées par certaines parties, qui n'ont pas fait une lecture judicieuse de l’Histoire et mené des recherches dans les Archives".
Davutoglu s'exprimait au cours d'un point de presse animé conjointement, mercredi, à Ankara, avec son homologue australien Tony Abott.
«La Turquie a donné un exemple pratiquement inédit à travers l’Histoire, en abritant les réfugiés syriens, des innocents qui fuient le régime, les armes chimiques et l’organisation de l’EIIL. Nous ne pouvons pas leur fermer nos frontières», a-t-il dit.
Le Chef du gouvernement turc a relevé que son pays fait partie des principaux Etats affectés par les groupes terroristes, dont l’EIIL", soulignant que la Turquie ne «souhaite pas voir évoluer des combattants étrangers ni sur son sol ni sur le territoire syrien".
«Nous sommes prêts à coopérer dans ce domaine», a-t-il lancé.
Davutoglu a, par ailleurs, indiqué avoir signé avec son homologue australien une déclaration commune appelant à lutter contre le terrorisme et à tarir ses sources de financement et à raffermir les liens de coopération entre les deux pays pour affaiblir le danger des combattants étrangers qui rejoignent les groupes terroristes.
Le Premier ministre turc a fait observer que Abott participera, jeudi, au «Sommet de la Paix», à Istanbul, organisé dans le cadre de la commémoration des victoires de Çanakkale, relevant que «cette commémoration offrira un beau symbole au monde entier».