AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
Les résultats des élections législatives tenues dimanche ne peuvent en aucun cas remettre en cause la légitimité du président Recep Tayyip Erdogan, a assené Mahir Unal, suppléat du président du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti).
S'exprimant aux journalistes, mardi, devant le Parlement, Unal a fait état de la position de son parti quant aux possibilités de coalition, dès lors qu'aucun scénario de gouvernement majoritaire ne s'est dégagé des législatives.
Appelant les autres partis politiques à ''assumer leurs responsabilités'', Unal a souligné que l'AK Parti jouera, de son côté, son rôle pour éviter que la Turquie ne s'enlise dans une crise d'incertitude politique.
''L'incertitude et l'atmosphère de crise ne prévaleront pas en Turquie'', a encore martelé le haut responsable de l'AK Parti.
Classé premier au terme du vote aux Législatives, l'AK Parti est le parti ''le plus expérimenté'' en matière de mesures à entreprendre pour garantir la stabilité du régime en Turquie, a affirmé Unal.
Les possibles scénarios se préciseront dès la semaine prochaine, a-t-il, par ailleurs, indiqué.
Fustigeant à cet égard les revendications déclenchées par d'autres partis politiques à l'encontre du poste d'Erdogan, Unal a tenu à rappeler que l'élection d'Erdogan en 2014 est bien distincte des résultats obtenus dimanche dernier.
''Nous ne permettrons pas que ces résultats soient évalués comme étant un bilan fait de l'élection présidentielle. Nous ne permettrons pas non plus que la légitimité du président, élu pour la première fois en Turquie au suffrage universel, avec 52% des voix, soit remise en question'', a-t-il lâché.
Interrogé sur les ''lignes rouges'' de l'AK Parti, lors du processus de marchandage politique pour la formation du gouvernement, Unal a réitéré que son parti entravera toute tentative visant à bloquer la gouvernance du pays.
''Nous n'autoriserons pas que l'on s'empare du régime, suivant les instructions de certains milieux étrangers à l'Etat turc'', a-t-il ainsi noté.