AA - Genève - Nur Gülsoy
Le racisme, l'islamophobie et la xénophobie pèsent comme un cauchemar sur les immigrés en Occident, alors que la tragédie en Syrie, la barbarie de l'EIIL, de Boko Haram, l'attaque terroriste contre Charlie Hebdo blessent la conscience de l'humanité, selon le vice-ministre turc des Affaires étrangères, Naci Koru.
Koru s'exprimait à l'inauguration de la 28ème session du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies (ONU), lundi à Genève.
"Sans tenir compte de nos différences politiques, nous devons nous unir pour protéger les droits de l'Homme - qui sont d'ailleurs notre objectif principal, et pour résoudre les crises humanitaires survenues dans plusieurs régions du monde", a déclaré Koru.
"D'un côté, la tragédie en Syrie, la barbarie de l'EIIL, de Boko Haram, l'attaque terroriste contre Charlie Hebdo blessent la conscience de l'humanité, de l'autre, le racisme, l'islamophobie et la xénophobie pèsent comme un cauchemar sur les immigrés en Occident", a-t-il martelé.
"La montée de l'islamophobie et tous ces problèmes menacent gravement la paix internationale. Nous condamnons tout acte prônant la haine et la discrimination envers les musulmans et les autres croyants.", n'a pas manqué à préciser Naci Koru.
Naci Koru a noté que la Turquie est un "havre de paix" pour deux millions de personnes ayant fui les conflits, et a affirmé que son pays mène une politique de "portes ouvertes" aux réfugiés syriens et irakiens au cours des quatre dernières années.
"La Turquie a mobilisé tous ses moyens et a fait tout ce qu'elle peut au nom de la communauté internationale pour satisfaire les besoins de ces gens", a-t-il précisé, appelant, cependant, les autres pays de la communauté internationale à contribuer à aider les pays voisins de la Syrie, qui accueillent à leur tour des réfugiés.
Le vice-ministre a aussi exprimé son inquiétude vis-à-vis de la situation des Tatars turcs criméens, victimes de violation des droits de l'Homme à cause du conflit qui secoue l'Ukraine.