Mourad Belhaj
08 Octobre 2019•Mise à jour: 09 Octobre 2019
AA / Washington
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'il entretenait de bonnes relations avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, et qu'il ne prenait pas parti en Syrie.
C’est ce qui ressort d’une déclaration accordée aux médias, à la Maison-Blanche, au terme de la signature d’un accord commercial avec le Japon.
Trump a déclaré que sa décision de retrait de Syrie était "la bonne décision à prendre".
"Notre mission en Syrie devait être de courte durée, or cela fait des années que nous y sommes (…) Il y a 50 soldats américains stationnés dans la zone où la Turquie mènera ses opérations, je ne veux pas qu’ils soient mis en danger", a-t-il expliqué.
Le président américain a indiqué avoir informé son homologue turc qu’il fallait garantir la sécurité des forces américaines sur le terrain, afin d’éviter de causer d’énormes problèmes, indiquant que la Turquie combattait son ennemi, le "PKK", depuis des années et qu’il avait lu des informations estimant qu’Obama était la cause de la guerre entre l’allié turc et le "PKK".
Trump a rappelé qu’il avait porté un grand coup à l’économie turque, suite à l’affaire du pasteur américain, Andrew Brunson, prévenant que la Turquie devait se considérer comme avertie, au cas où elle agirait "hors des limites".
"Les Etats Unis ont vaincu Daech et il incombe aujourd’hui aux autres nations de la région de prendre leurs responsabilités", a martelé Trump, indiquant avoir informé la France et l’Allemagne, ainsi que le reste des pays d’Europe, qu’ils devaient impérativement rapatrier leurs ressortissants appartenant à Daech, ce que ces pays ont refusé.
Trump a affirmé que le nombre de combattants appartenant à Daech aux mains des forces américaines a atteint les 70 mille prisonniers, avant d’ajouter : "j’ai dit au président Erdogan que ces gens là sont désormais sous leur responsabilité. La Russie, la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie, tous devront assumer leurs responsabilités dans la région", et de rappeler que Daech est l’ennemi commun de tous ces pays.
Le locataire de la Maison-Blanche a affirmé que la Russie et la Chine sont les plus déçus par le retrait américain, puisque les deux pays étaient ravis de voir les Etats Unis "s’enfoncer dans ce bourbier".
Et de renchérir : "Ils étaient ravis de nous voir gaspiller des millions de Dollars ici, mais il est temps pour nous maintenant de faire ce que l’on a à faire, il est temps pour nous de rentrer à la maison".