Zafer Fatih Beyaz,Nur Asena GÜLSOY
28 Octobre 2019•Mise à jour: 28 Octobre 2019
AA – Ankara – Nur Asena Gülsoy
"L'élimination du chef de Daech est un tournant dans la lutte antiterroriste", a déclaré le porte-parole du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti), Omer Celik.
Le porte-parole a animé un point de presse au cours de la réunion du Conseil exécutif central de son parti, lundi à Ankara.
Il s'est d'abord exprimé sur l'élimination du chef de l'organisation terroriste Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, qualifiant cela d'un "tournant dans la lutte antiterroriste".
"Daech était une organisation terroriste qui a le plus nuit à l'Islam, aux musulmans et à notre pays, a affirmé Celik. Nous espérons que la position adoptée contre Daech, sera également adoptée contre les autres organisations. Éliminer le chef d'une organisation terroriste, mais inviter le 'chef' d'une autre organisation terroriste aux États-Unis, marque une contradiction."
Celik a rappelé que Daech avait tué 107 personnes dans la capitale turque, Ankara, 54 personnes à Gaziantep (sud-est), 45 personnes à l'aéroport Ataturk d'Istanbul, 39 personnes au restaurant Reina à Istanbul, 34 personnes à Suruc (sud-est), 13 personnes à Sultanahmet (Istanbul), 5 personnes à Diyarbakir (sud-est), 4 personnes sur l'avenue Istiklal (Istanbul), et 3 personnes à Nigde (Anatolie centrale).
"La Turquie est le seul pays membre de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) qui combat Daech au front", a-t-il insisté.
Ainsi, il a précisé que les forces turques avaient neutralisé 3 600 membres de Daech lors de l'opération Bouclier de l'Euphrate (lancée en août 2016 en Syrie), et que les autorités turques avaient interdit l'entrée en Turquie de 70 480 personnes suspectées d'être membres de Daech.
"Nous avons expulsé 7 445 personnes d'origine étrangère, a-t-il ajouté. […] Les autorités ont, en outre, rejeté l'entrée de plus de 8 300 présumés combattants étrangers."
Le porte-parole a en outre critiqué la position de l'Union européenne (UE) quant aux flux migratoires.
"Les pays de l'Europe ont été muets face à cette tragédie humaine, a-t-il martelé. Ils doivent apporter une contribution positive à la construction des zones résidentielles proposée par notre Président, Recep Tayyip Erdogan. […] L'UE doit évaluer la question des réfugiés avec sensibilité pour préserver les standards humains, et elle doit nous présenter un plan d'action sérieux. Ces pays ne doivent pas considérer la Turquie comme un camp de réfugiés."
Celik a en outre reproché aux pays de l'Europe le silence face aux attaques des sympathisants de l'organisation terroriste YPG/PKK, contre les ressortissants turcs.
Il a ainsi appelé "tous les pays européens à être vigilants quant aux actes des sympathisants du PKK visant la communauté turque", rappelant que 17 attaques de ce type avaient été enregistrées en Allemagne.
"Des attaques ont été perpétrées également en Belgique, en Italie, en Suisse et en Finlande, a-t-il conclu. Un véhicule diplomatique appartenant à l'ambassade de Turquie à Berlin a été incendié. Nous condamnons tous ces actes de violence. Et nous appelons les autorités allemandes à prendre les précautions nécessaires face à ces actes."