AA - Ankara - Nur Gülsoy
Quelle que soit la forme de l'éventuelle coalition, le processus de résolution demeurera sur la table mais nous devons le réévaluer dans ses méthodes, sa direction et même son intitulé, a déclaré le vice-Premier ministre turc, Bulent Arinc.
Le vice-Premier ministre a accordé une interview à la chaîne de télévision NTV, lundi.
"Quel que soit le parti avec lequel nous [Parti pour la Justice et le Développement, AK Parti] formerons un gouvernement de coalition, le processus de résolution demeurera sur la table mais nous devons le réévaluer dans ses méthodes, sa direction et même son intitulé, a affirmé Arinc. Si l'intitulé de 'processus de résolution' est antipathique pour certains, nous pourrons le changer, et nous le devons. Le Parti démocratique des peuples (HDP) et le PKK ont abusé le processus, il n'est donc plus la peine de l'utiliser [l'intitulé actuel]."
Bulent Arinc a également commenté les entretiens menés avec le Parti républicain du peuple (CHP) pour parvenir à une coalition, estimant qu'ils sont positifs.
"Les points négatifs pourraient être résolus avec des efforts de la part de Kemal Kilicdaroglu [président du CHP], a dit Arinc. Mais disons que le CHP refuse de participer à un gouvernement [de coalition]. Nous allons nous diriger directement au Parti d'action nationaliste (MHP)."
Le processus de résolution a été lancé au début de l'année 2013, par un cessez-le-feu conclu entre le gouvernement turc et le mouvement PKK, classé "organisation terroriste". Le gouvernement a promis des réformes démocratiques pour renforcer les droits de la population kurde.