Şerife Çetin
04 Avril 2021•Mise à jour: 05 Avril 2021
AA / Ankara
Le ministère turc des Affaires étrangères a exprimé, dimanche, son ferme soutien au roi Abdallah II de Jordanie, ainsi qu'à la sécurité et à la prospérité du peuple jordanien.
« Nous suivons avec inquiétude les événements qui ont commencé (samedi soir) avec l'arrestation d'un certain nombre de personnes en Jordanie qui constituent une menace à la stabilité du pays », a déclaré le ministère dans un communiqué.
Et d’ajouter : « Nous estimons que la stabilité et la quiétude de la Jordanie, un axe essentiel de la paix au Moyen-Orient, font partie de la stabilité et de la quiétude de la Turquie ».
Le communiqué du ministère turc a également souligné : « Nous exprimons notre ferme soutien au roi Abdallah II et à son gouvernement, ainsi qu'à la paix, à la prospérité et au bien-être du peuple jordanien ami et frère ».
La Jordanie a annoncé, dans la soirée du samedi, l'arrestation de l'ancien chef de la cour royale entre autres individus à la suite d'un « suivi sécuritaire minutieux ». Le commandant en chef de l'armée, le général Youssef Huneiti, a déclaré dans un communiqué que « l’ancien prince héritier, le prince Hamza ben Hussein, a été invité à arrêter les activités menaçant la sécurité du pays ».
Pour sa part, le Washington Post, citant une source du renseignement, a rapporté que « le prince Hamza avait été assigné à domicile dans son palais d'Amman, dans le cadre d'une enquête en cours à propos d’un complot présumé visant à renverser son demi-frère, le roi Abdallah II », Huneiti a nié avoir arrêté ou assigné le prince Hamzah à résidence. Il a déclaré que les enquêtes « se poursuivent toujours et que leurs résultats seront divulgués en toute transparence ».
Le prince Hamzah, qui a assumé le statut de prince héritier entre 1999 et 2004, se rend sporadiquement dans plusieurs gouvernorats du Royaume pour y rencontrer les anciens des clans et tribus, où il critique ouvertement la situation dans le Royaume et appelle à lutter contre la corruption et rectifier la situation du pays.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.