Sinan Uslu,Mehmet Tosun,Ayvaz Çolakoğlu
26 Octobre 2017•Mise à jour: 27 Octobre 2017
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim a déclaré, au sujet de la proposition du District du Nord de l'Irak sur le gel des résultats du référendum illégitime, "Les autorités du Nord de l'Irak peuvent proposer ce qu'elles veulent, cela ne suffira pas à compenser les dégâts occasionnés par cette décision. Ils ont fait un mauvais calcul. (...) Dorénavant, la Turquie, l'Iran et l'Irak, vont coopérer ensemble pour assurer la sérénité, la sécurité de notre région et la lutte contre le terrorisme".
Yildirim et son homologue somalien, Hassan Ali Khairi ont animé, jeudi, une conférence de presse à l'issue de leur rencontre au palais Cankaya à Ankara.
Il a précisé que la visite programmée plus tôt avait été reportée en raison de l'attentat sanglant qui a frappé Mogadiscio le 14 octobre avant d'ajouter que la Turquie serait toujours solidaire de la Somalie, dans les bons comme les mauvais moments.
"Tout de suite après l'attaque, nous avons envoyé notre ministre de la Santé, accompagné d'experts et avec du matériel médical. Nous avons transféré 35 blessés dans notre pays. Ils seront soignés ici" a t-il dit.
Le chef du gouvernement turc a précisé que de nombreux sujets avaient été abordés au cours de la réunion en tête à tête avec son homologue, en particulier le renforcement de la coopération dans les domaines sécuritaires et de la lutte contre le terrorisme.
Yildirim a également spécifié que la Turquie avait apporté une forte contribution, depuis 2011, à l'implantation d'institutions étatiques fortes en Somalie et soutenu les efforts fournis dans les domaines de la sécurité et du développement.
"Notre but est de permettre à la Somalie de tenir debout et de retrouver la place qu'elle mérite dans le concert des nations" a t-il affirmé.
Selon Yildlrim, en Somalie la question sécuritaire ne peut être résolue qu'en jetant les bases d'un environnement pacifique et fraternel au sein du peuple.
A une question sur la proposition faite par Massoud Barzani de geler les résultats du référendum illégitime, Yildirim a rappeler que rien ne pourrait ramener les choses à leurs états initial.
"Les autorités du Nord de l'Irak peuvent proposer ce qu'elles veulent, cela ne suffira pas à compenser les dégâts occasionnés par cette décision. Ils ont fait un mauvais calcul. (...) Dorénavant, la Turquie, l'Iran et l'Irak, vont coopérer ensemble pour assurer la sérénité, la sécurité de notre région et la lutte contre le terrorisme", a t-il assuré.
Et Yildlrim de poursuivre :
"Nous sommes actuellement en train de travailler au sujet de la restitution, à l'autorité centrale irakienne, de notre principal poste-frontalier avec l'Irak, en l'occurrence, celui de "Habur". Bien entendu, si ce poste-frontière passe sous le contrôle du gouvernement central irakien, l'itinéraire actuel, passant par le Nord de l'Irak et se prolongeant jusqu'à Kirkouk et Bagdad sera emprunté. Nous avons également discuté de la possibilité de créer un deuxième itinéraire un peu plus à l'Ouest de Habur. L'Irak affiche aussi une attitude positive et nous allons examiner ensemble la possibilité d'ouvrir ce deuxième poste frontière. La décision a été prise".