Hafawa Rebhi
01 Septembre 2017•Mise à jour: 01 Septembre 2017
AA / Istanbul / Çiğdem Alyanak,Hanife Sevinç
Les Nations Unies devraient prendre des mesures plus efficaces et imposer des sanctions contre le gouvernement du Myanmar, responsable de la violence et des massacres infligés aux musulmans dans l’état d'Arakan, a estimé le Premier ministre turc Binali Yildirim.
Yildirim s’est ainsi adressé aux médias, après avoir effectué la prière d'Aid al-Adha à la mosquée « Sulaymaniyah » à Istanbul.
Il a appelé la communauté internationale et les Nations Unies à être « plus efficaces quant aux exactions commises contre les musulmans à Arakan ».
Selon Yildrim, l’inaction de l’ONU face aux massacres au Myanmar compromettra la crédibilité de cette organisation, d’autant plus que ces massacres commis par les autorités birmanes ne sont pas nouveaux.
Le Premier ministre turc a également rappelé le soutien de son pays aux musulmans Rohingyas et les efforts d’Ankara en vue de dénoncer les crimes et de secourir les victimes à Arakan.
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar enchaîne ses graves violations des droits de l'homme, dans le nord de la province d'Arakan (sud-ouest), en usant d’une force excessive contre les musulmans Rohingya, selon plusieurs rapports médiatiques.
Le Conseil Européen Rohingya (CER) a annoncé lundi dernier qu’entre deux mille et trois mille musulmans avaient été tués dans les attaques de l'armée birmane sur la province d'Arakan, en moins de trois jours.
Depuis octobre 2016, environ 87 mille Rohingya sont arrivés au Bangladesh, selon Ali Hussain, l'administrateur en chef du district de Cox's Bazar, un territoire bangladais bordant la frontière sud-est avec le Myanmar.
Les attaques sont survenues deux jours après que l’ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan a transmis au gouvernement birman le rapport final d’une enquête sur les violations subies par les musulmans Rohingya dans l'État d'Arakan, dans le sud-ouest de Myanmar.