Lassaad Ben Ahmed
13 Novembre 2017•Mise à jour: 14 Novembre 2017
AA/Alger/KArim Kabir
Les réserves de change de l’Algérie continuent à se contracter. A fin septembre, elles se sont établies à 102,4 milliards de dollars (1 dollar= 113 dinar), a indiqué dimanche devant le parlement le ministre algérien des finances, Abderrahmane Raouya.
Entamé dès l’été 214, ce fléchissement s’explique par la baisse des cours pétroliers et des exportations des hydrocarbures, principale source de devises du pays, ainsi qu'une hausse fulgurante des importations.
Après avoir atteint le pic de 195 milliards de dollars en 2014, les réserves en devises ont ainsi chuté à 114,1 milliards de dollars à fin décembre 2016 alors qu'elles étaient de 144,1 milliards de dollars à fin 2015.
Selon le ministre qui présentait le projet de la loi de finances 2018 (PLF), le matelas de devises devrait s'établir à 85,2 mds de dollars à fin 2018, soit l'équivalent de 18,8 mois d'importations, et à 79,7 milliards de dollars en 2019 (18,4 mois d'importations) avant d'atteindre 76,2 Milliards de dollars en 2020 (17,8 mois d'importations).
Le PLF 2018 prévoit des dépenses globales de 8.628 milliards de DA, dont 4.043,31 milliards de DA de dépenses d’équipement et de 4.584,46 milliards de dinars algériens de dépenses de fonctionnement.
Comme toujours, c’est la défense nationale qui se taille la part de lion avec un budget de 1.118,29 milliards de DA (1.118,29 en 2017). Arrive ensuite, l’éducation nationale avec 709,55 milliards de DA(746,26 en 2017), du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales avec 425,57 milliards de DA (394,26 pour 2017) et le ministère de la Santé, population et réforme hospitalière avec 392,16 milliards de dinars (389,07).
Enfin, c’est le ministère chargé des relations avec le parlement qui est doté du plus petit budget avec seulement 0,23 mds uds (0,23 en 2017).