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25 Août 2022•Mise à jour: 25 Août 2022
AA/Paris/Fatih KARAKAYA
Il ne faut pas s'attendre à une amélioration sur le front de l’inflation avant début 2023, a déclaré, mercredi, le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, dans l’émission « C dans l’air » sur France 5.
Affirmant « qu’il n’avait jamais caché que les prix allaient continuer à augmenter dans les semaines et mois à venir », le ministre a confirmé que « jusqu’à la fin de 2022 et début 2023, nous allons avoir des prix très élevés ».
En revanche, il a par la suite, tempéré an ajoutant que « début 2023, en tout cas, c'est ce que nous prévoyons, dans le premier trimestre 2023, on devrait commencer à voir reculer les prix et l'inflation. Ça se fera progressivement".
En conséquence, « il ne faut pas attendre d'amélioration sur le front de l'inflation avant début 2023 », a martelé le ministre.
Insistant sur le fait que le problème majeur était le prix de l’électricité et du gaz, Le Maire s’est voulu rassurant en indiquant que le gouvernement « n’avait pas aujourd'hui de scénario sur la table qui prévoit une inflation à deux chiffres en France" contrairement à d’autres pays européens, comme le Royaume-Uni ou le Pays-Bas ».
Refusant d’utiliser « brutalement le mot sacrifice », Le Maire a ajouté : « Ce que je vois ce sont des compatriotes lucides sur la situation actuelle mais avec une force d'âme considérable".
Craignant que la Russie ne coupe complètement le gaz, Bruno Le Maire, a évalué « l'impact sur la croissance, pour la seule France, à un demi-point de PIB, et sans doute davantage pour d'autres économies plus dépendantes du gaz russe que nous."
Pour rappel, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) avait annoncé l’inflation à 6,1% en glissement annuel pour le mois de juillet alors que celle de la zone euro s’établissait à 8,9%.