Mounir Bennour
27 Janvier 2021•Mise à jour: 29 Janvier 2021
AA / Ahmed Hatem
La banque Emirates NBD a annoncé que son bénéfice net en 2020 avait chuté de 52 % sur une base annuelle, en raison des allocations financières affectées pour faire face aux répercussions de la pandémie de coronavirus.
La banque (la plus grande de Dubaï en termes d'actifs) a déclaré dans un communiqué ce mercredi, que son bénéfice net de l'année 2020 était de 6,95 milliards de dirhams (soit 1,89 milliards de dollars), contre les 14,5 milliards de dirhams (soit 3,94 milliards de dollars) en 2019.
La banque a attribué la baisse des bénéfices annuels à l'augmentation des allocations pour contrer la dépréciation des actifs financiers qui a atteint les 65 %, pour atteindre les 7,93 milliards de dirhams (soit 2,15 milliards de dollars), sous l'effet des répercussions de la pandémie.
Les frais généraux et administratifs ont également augmenté de 9 % à 7,86 milliards de dirhams (soit 2,14 milliards de dollars) en 2020, contre les 7,21 milliards de dirhams (soit 1,96 milliards de dollars) de l'année précédente.
La banque a aussi fait savoir que : "les bénéfices annuels qui intégraient les résultats de l'année 2019 avec des bénéfices exceptionnels ont aussi été favorisés par la cession d'une participation dans une société contrôlée conjointement, d'un montant de 4,39 milliards de dirhams (soit 1,19 milliards de dollars)".
Les banques des Émirats arabes unis sont confrontées à des coûts élevés et à des revenus faibles, dans une perspective d'un double coup dur subi par l'économie suite aux répercussions du coronavirus et de la chute des prix du pétrole.
Selon un rapport de Standard & Poor's Global Credit Ratings, paru mardi, les chocs économiques de 2020 continueront de peser sur l'économie et le secteur bancaire aux Émirats, dans un contexte de recul affectant la qualité des actifs, et d'une augmentation du coût des risques encourus par les banques locales.
*Traduit de l'arabe par Mounir Bennour.