Nadia Chahed
19 Juillet 2018•Mise à jour: 20 Juillet 2018
AA/Bujumbura/Jean Bosco
Plus de 24 mille réfugiés burundais sont rentrés de Tanzanie depuis le mois de janvier 2018, a appris Anadolu jeudi d'une source officielle locale.
"Du début de l'année au 12 juillet 2018, nous avons déjà accueilli 24.223 personnes réparties en 7.762 ménages", a déclaré à Anadolu l’assistant du ministre burundais de l’Intérieur, Térence Ntahiraja.
L'accélération du rapatriement des réfugiés burundais à partir de la Tanzaine fait suite à un accord récemment signé entre Bujumbura et l’agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).
"Nous avons signé, le 29 mars dernier à Bujumbura, un accord tripartite (Burundi-Tanzanie- HCR) portant sur l’accélération du processus de rapatriement des réfugiés burundais vivant en Tanzanie, cet accord prévoit de rapatrier au moins de 72.000 réfugiés burundais souhaitant retourner dans leur patrie d’ici fin 2018", a précisé Ntahiraja, ajoutant que Bujumbura souhaite en faire de même pour ses réfugiés vivant au Rwanda.
Lors d’une visite effectuée début 2018 au Burundi et au Rwanda, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), Filippo Grandi, avait déclaré que le président rwandais Paul Kagame s’était dit favorable à l’organisation de rencontres tripartites entre son pays, le Burundi et le HCR pour que les réfugiés burundais vivant au Rwanda puissent rentrer dans leur pays.
"Les préparatifs sont en cours et nous attendons pour voir si ça sera possible", a noté, à ce propos, Térence Ntahiraja.
Selon les statistiques du HCR, le nombre de réfugiés burundais dans les pays voisins va decrescendo depuis quelques mois, passant de 420 mille à la date du 31 décembre 2017 à 393.236 le 30 juin 2018.
Avec un effectif de plus de 237 mille personnes, la Tanzanie reste le premier pays d’accueil des réfugiés burundais. Elle est suivie par le Rwanda (68 mille), l’Ouganda (42 mille) et la République démocratique
du Congo (40 mille). Les autres sont éparpillés dans d’autres pays.
La quasi majorité de ces réfugiés ont quitté leur pays, il y a plus de trois ans, au lendemain de la crise politique et sécuritaire née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3eme mandat jugé
illégal par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.