Esma Ben Said
23 Février 2016•Mise à jour: 24 Février 2016
AA/Bujumbura/Jean Bosco Nzosoba
Bujumbura a accepté, mardi, de libérer 2000 prisonniers, après la visite du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, venu trouver une issue à la crise qui secoue le pays depuis plus de dix mois, a appris Anadolu de source officielle.
Selon un message posté, mardi, sur le compte officiel Twitter de la présidence, le président burundais Nkurunziza, a promis à Ban Ki Moon de libérer 2000 prisonniers.
Après une heure de rencontre avec le chef de l'Etat, le secrétaire général des Nations Unies avait plutôt indiqué pour sa part, lors d’une conférence de presse, mardi, que le président Nkurunziza lui a promis de relâcher 1200 prisonniers.
Commentant ce décalage, la présidence a indiqué sur son compte officiel que « Quelque chose aurait échappé à l’interprète », confirmant qu’il s’agit bien de 2000 prisonniers.
Le secrétaire général de l’ONU est arrivé lundi soir à Bujumbura, pour une visite de deux jours. Il s’est entretenu avec le président Nkurunziza, des dirigeants de partis politiques ainsi que la société civile afin de mettre fin à la crise politico-sécuritaire qui a fait des centaines de morts et plusieurs milliers de déplacés, depuis avril dernier, date de l'annonce de la candidature de Nkurunziza à un troisième mandat.
Ban Ki Moon a annoncé, mardi, que Nkurunziza s’engageait aussi à ouvrir un «dialogue inclusif», qui comprendra toutes les parties burundaises et qui était au point mort depuis plusieurs mois.
"Il faudra la détermination collective de tous les Burundais, de leurs partenaires régionaux et internationaux pour remettre le pays sur la voie de la paix et de la réconciliation. Il n’y a pas de temps à perdre. Il en va de l’avenir du Burundi", a ajouté le SG de l'ONU, juste avant de s'envoler pour la ville voisine de Goma, où il est arrivé pour une visite de deux jours en République démocratique du Congo (RDC).