Ekip
31 Mars 2022•Mise à jour: 31 Mars 2022
AA / Yaoundé / Peter Kum
Les cinq employés de Médecins sans frontières (MSF), un Tchadien, un Sénégalais, un Franco-ivoirien et un Camerounais, ont été libérés, mercredi, au nord-est du Nigeria où sévissent des terroristes de Boko Haram, a-t-on appris des autorités administratives de l’Extrême-Nord du Cameroun.
« Tous les ex-otages sont sains et saufs, ils vont quitter la ville de Maiduguri pour rejoindre Yaoundé en passant par Abuja », a expliqué à l’Agence Anadolu, Bakari Midjiyawa, gouverneur de la région de l’Extrême-Nord.
Les travailleurs humanitaires avaient été kidnappés dans la nuit du 24 au 25 février dans la ville de Fotokol à l’Extrême-Nord du Cameroun où les combattants de Boko Haram et l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) attaquent fréquemment.
Leur enlèvement n’a pas été revendiqué mais les observateurs estiment qu’ils avaient été kidnappés par le groupe terroriste Boko Haram.
Les autorités camerounaises ainsi que l’ONG internationale Médecins sans frontières n’ont jamais communiqué sur ce rapt imputé à Boko Haram.
« Pour ne pas compromettre les négociations qui étaient en cours avec les ravisseurs, nous avons préféré se taire », a indiqué sous couvert d'anonymat un responsable de MSF.
Pour rappel, le 9 février 2013, sept touristes français avaient été kidnappé à Dabanga dans l'Extrême-Nord du Cameroun.
Les autorités françaises avaient imputé la responsabilité de ce kidnapping à « un groupe terroriste (...) qui est au Nigeria ».
Le Quai d'Orsay avait alors exhorté les Français résidant à l'Extrême-Nord du Cameroun de quitter la zone (rouge) au plus vite.