Nadia Chahed
05 Octobre 2018•Mise à jour: 05 Octobre 2018
AA/Tunis
Quatre Chinois ont été exécutés par la population de Sosso-Nakombo, dans le sud-ouest de la République centrafricaine, en représailles à la présumée implication de ressortissants chinois dans la disparition d'un leader local, ont rapporté vendredi des médias locaux.
La tension n'a cessé de monter depuis jeudi entre la population de Sosso-Nakombo et les Chinois travaillant à la société minière Yong, après la mystérieuse disparition du président de la jeunesse local, Dimbelet Ignace, rapporte le site "Corbeau News Centrafrique"(CNC).
Ignace qui a accompagné, jeudi matin, trois employés chinois de cette société pour une prospection minière dans la région, était introuvable depuis, précise la même source.
Interrogés par ses proches, les trois Chinois ont affirmé que l'embarcation qui les transportait sur la rivière s'est renversée et qu'ils n'avaient, depuis, plus eu de nouvelles de leur guide.
Après avoir ratissé, en vain, la rivière, les parents du disparu ont alerté la gendarmerie qui a procédé à l'arrestation des trois Chinois pour les interroger, rapporte encore CNC.
Intervenant pour libérer les trois Chinois, un proche du maire de la ville a mis en garde les parents de Dimbelet contre toute forme de représailles contre ces derniers, fait qui a attisé la colère de la population locale, indique encore le média centrafricain, ajoutant qu'une foule de jeunes en colère a aussitôt pris d'assaut les locaux de la société minière où ils ont capturé quatre Chinois qu'ils ont exécutés en public.
Dimbelet Ignace, petit frère du député local Dimbelet Maturin, dispose lui aussi d'un site d’extraction d’or dans le secteur, et serait, depuis plusieurs mois, en conflit permanent avec les sociétés chinoises implantées dans la ville, précise enfin CNC.