Nadia Chahed
07 Mai 2018•Mise à jour: 07 Mai 2018
AA / Pascal Mulegwa
Le procès de l'ancien chef d'Etat major des armées du Congo (1987 - 1993) et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016, le général Jean-Marie Mokoko s'est ouvert lundi à Brazzaville.
Poursuivi pour "atteinte à la sûreté intérieure de l’État" et "détention illégale d’armes et munitions de guerre", l'ancien conseiller du président Dennis Sassou Nguesso est aux arrêts depuis juin 2016
Lors de la première audience tenue lundi, Mokoko a refusé de parler, suscitant la colère des juges qui ont suspendu l'audience pendant plusieurs minutes.
Le parquet a réaffirmé détenir une vidéo datant de 2007 - dans laquelle Mokoko apparaît en train de planifier un coup de force contre le régime de Brazzaville.
La cour a décidé de suspendre l'audience qui ne reprendra que demain mardi à 09h00 GMT.
Lors d'un point de presse animé le week-end écoulé dans la capitale Brazzaville, les avocats de Mokoko qui dénoncent "un règlement de compte politique" , ont prévenu qu'ils "ne prendront pas la parole à l’audience".
Arrivé troisième à la Présidentielle de mars 2016 remportée par le président Denis Sassou Nguesso, Mokoko et d'autres opposants avaient appelé à la "désobéissance civile" pour la "vérité des urnes".
Passé par l’École supérieure militaire de Saint-Cyr, en France, le général Mokoko était jusqu'à février 2016 représentant spécial de l'ancienne présidente de l’Union africaine (UA) en Centrafrique.
Il avait démissionné de son poste de conseiller du président Sassou Nguesso chargé des questions de paix et de sécurité, qu’il occupait depuis 2005, pour se porter candidat à l’élection présidentielle.