AA/Accra
Au moins 96 personnes ont été tuées, jeudi, dans l’explosion d’une station-service de la capitale ghanéenne, Accra.
Les victimes font partie des centaines de personnes qui ont cherché refuge dans une station d'essence d’Accra, à la suite des pluies torrentielles qui se sont abattues pendant plus de cinq heures, durant la nuit de mercredi à jeudi.
«Jusqu’à maintenant, nous avons dégagé 96 corps des débris. Nous avons envoyé les dépouilles au service des morgues, tandis que les ambulances ont transféré en urgence les blessés vers l’hôpital» a déclaré le directeur adjoint des relations publiques du Corps national des pompiers du Ghana, Billy Anaglatey, à l’Agence Anadolu (AA).
Des habitants d’Accra bloqués, qui tentaient de fuir les pluies diluviennes, ont cherché refuge vers les hauteurs de la ville et les espaces ouverts, dont la station-service.
Plusieurs véhicules et bâtiments ont, en effet, été submergés par une inondation subite et de nombreux habitants ont dû passer la nuit sur leurs lieux de travail ou sur les toits d’immeubles.
Les stations de radios locales ont été débordées par les appels de détresse, tandis que l’Organisation nationale de gestion des catastrophes – constituée d’une équipe conjointe de militaires, policiers et pompiers – a lancé une opération de sauvetage pour évacuer les habitants à l’aide de bateaux.
Le président ghanéen, John Mahama, qui s’est rendu, jeudi matin, sur les lieux de la tragédie, a déclaré qu’il était dévasté par l’accident.
«La perte de ces vies humaines est catastrophique» a confié Mahama.