Nadia Chahed
02 Novembre 2017•Mise à jour: 03 Novembre 2017
AA/Bamako/Mohamed Ali
La force conjointe des cinq pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad) de lutte contre le terrorisme, a lancé sa première opération militaire sur le terrain, a appris Anadolu auprès de sources officielles maliennes.
Le déploiement des troupes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, qui prennent part à cette première opération, a débuté mercredi le long de la frontière commune des trois pays, précise à Anadolu un officiel de la force conjointe qui a préféré garder l’anonymat.
C’est pour conjuguer leurs forces afin de mieux faire face à une menace terroriste de plus en plus grandissante dans la région que le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad ont décidé, avec l’appui de la France, de créer cette force.
L’initiative a officiellement été lancée le 02 juillet 2017 à Bamako par les chefs d’État des cinq pays et son poste de commandement a été installé à Sévaré (centre du Mali), il est commandé par le Général malien Didier Dakouo ancien chef d’état major des forces armées maliennes.
De 450 million d’euros (prévisions initiales), le budget nécessaire à l’équipement et au fonctionnement de la force G5 Sahel a été revu à la baisse par la France qui table désormais sur 250 millions d’euros.
D’aprés des informations recueillies par Anadolu auprès d’officiels maliens, ce budget est loin d’être bouclé, les seules contributions annoncées sont celles de l’Union Européenne (50 millions d’euros), des cinq pays membres (10 millions d’euros par pays) et de la France ( 8 millions d’euros).
Les pays du G5 Sahel et la France ont sollicité l’appui de l’ONU pour soutenir la force conjointe, un projet de résolution a été initié dans ce sens par la France mais il s’est heurté à une forte réticence américaine. Le Conseil de Sécurité de l’ONU s’était rendu en octobre au Mali, en Mauritanie et au Burkina Faso afin d’évaluer les besoins de la force et l’état d’avancement de sa mise en place, et se prononcer sur la forme d’appui que les Nations Unies pourraient apporter.
Lors d’une réunion tenue lundi 30 octobre au siège de l’ONU à New York, les États Unis ont annoncé une contribution de 60 millions de dollars pour appuyer les armées des pays participants à la force conjointe, mais ils ont précisé que cet appui sera mis en oeuvre de façon bilatérale et non à travers l’ONU.
Les présidents français et malien : Emmanuel Macron et Ibrahim Boubacar Keïta, ont salué cette annonce américaine lors d’une conférence de presse qu’ils ont animé mardi à Paris où IBK séjourne en visite privée depuis une semaine.