Nadia Chahed
04 Mars 2018•Mise à jour: 04 Mars 2018
AA/Correspondants
Le président nigérien Issoufou Mahamadou et président en exercice du G5 Sahel, a condamné les attaques « lâches et barbares » qui ont visé vendredi matin la capitale burkinabè, faisant au moins 16 morts dont six militaires et six assaillants.
Ces attaques "ne feront que renforcer la détermination exprimée notamment le 06 février 2018 à Niamey par tous les Etats membres du G5-Sahel, leurs alliés et toute la Communauté Internationale dans la lutte contre le terrorisme", a souligné Issoufou dans un communiqué publié vendredi soir et dont Anadolu a reçu copie.
Il a, en outre, réitéré "son engagement à tout mettre en œuvre en vue de consolider et de faire fonctionner la synergie opérationnelle entre les Forces de Défense et de Sécurité des Etats membres du G5-Sahel, leurs alliés et l’ensemble de la Communauté Internationale".
Ces attaques ont également été condamnées par le président malien, Ibrahim Boubacar Keita.
"Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux et barbare dont les auteurs n’ont pour seul objectif que de semer la terreur et de compromettre Vos efforts de cohésion du peuple burkinabè et de développement harmonieux du pays", a souligné le président malien dans un message de condoléances adressé à son homologue burkinabé, Marc Christian Kaboré.
Adressant sa "profonde compassion" et ses "condoléances les plus émues" au peuple et au gouvernement burkinabé, le président malien a réaffirmé, dans le même texte, " la détermination" de son gouvernement à poursuivre avec Ouagadougou, et dans le cadre du G5 Sahel, à "lutter contre le terrorisme" dans l'espace communautaire.
Le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a, lui aussi, condamné l'attaque meurtrière ayant visé l'état-major burkinabé et l'ambassade de France à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.
"Suite à l’attaque terroriste perpétrée ce vendredi 2 mars à Ouagadougou, je voudrais, au nom du peuple et du Gouvernement ivoirien ainsi qu’en nom propre, marquer ma profonde indignation devant cet acte criminel", a noté Ouattara, dans un communiqué publié samedi par la présidence ivoirienne et consulté par Anadolu.
Des assaillants armés, non encore identifiés, ont attaqué vendredi matin, plusieurs points stratégique de la capitale burkinabé, visant notamment, l'ambassade de France et le quartier général de l'armée.
Le bilan de l'attaque s'est élevé à 16 morts dont huit militaires et huit assaillants, selon le dernier bilan officiel rendu public vendredi soir.
Des médias internationaux ont évoqué un bilan d'une trentaine de morts, fait que Ouagadougou a fermement nié.