Lassaad Ben Ahmed
01 Juillet 2018•Mise à jour: 01 Juillet 2018
AA / Tunis
Un convoi militaire appartenant à la force française Barkhane à Gao, dans le nord du Mali, a été la cible d'une attaque terroriste, a-t-on appris de sources concordantes.
Le bilan de cette attaque a fait l'objet d'informations contradictoires. Les médias locaux ont annoncé initialement quelques blessés militaires.
Par la suite, le ministre malien de la Défense, Tiéna coulibaly, cité par France 24, a fait état de deux morts parmi les soldats français, avant que l'armée française n'émette un démenti, à travers son porte-parole, faisant état juste de blessés dans ses rangs.
D'autres sources ont annoncé la mort de six militaires français.
"L’armée française n’a pas confirmé l'existence de morts dans ses rangs", ont rapporté plusieurs médias français, dont France 24, le Figaro et le site ZoneBourse, citant le porte-parole de l’armée.
France 24 a précisé que les deux morts étaient parmi les civils et non pas parmi les militaires comme elle en a informé initialement dans un flash-info.
Par ailleurs, toutes les sources s'accordent que l'attaque, a eu lieu moyennant une voiture piégée qui s'est faite exploser contre deux blindés transportant des soldats français à Gao, dans le nord du Mali.
Selon des sources médiatiques maliennes et internationales, qui citent des sources militaires, les deux blindés ont été complètement détruits.
Il s'agit de la troisième attaque terroriste en l’espace de trois jours dans le centre du Mali.
Vendredi, le Quartier général de la force conjointe G5 Sahel à Sévaré a fait l’objet d’une attaque faisant six morts, dont 3 militaires.
Samedi, un véhicule militaire a explosé au passage sur une mine à Koro, à 120 km de Mopti, dans le centre du pays, faisant 4 morts parmi les soldats maliens.
Ces attaques interviennent à la veille de la visite du président français Macron à Nouakchott, à l’occasion de la tenue du sommet de l’Union africaine.
Macron envisage de rencontrer les dirigeants des pays de la force G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) pour relancer cette force.
La force Barkhane a été lancée en août 2014 pour lutter contre les terroristes dans la région du Sahel Africain (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie).
Elle a pris le relais des opérations "Serval" et "Epervier". Elle compte 3000 hommes et son poste de commandement est basé à N’Djamena au Tchad. Jusqu’au 31 mars, elle avait perdu 13 soldats depuis son lancement.