Lassaad Ben Ahmed
02 Juillet 2019•Mise à jour: 03 Juillet 2019
AA / Tunis
Les autorités maliennes ont procédé à la destruction de près de 10 tonnes de drogues, dans un message dissuasif aussi bien aux consommateurs qu’aux trafiquants.
L’incinération a eu lieu publiquement, lundi, en présence des médias locaux.
Le cannabis constitue la quantité la plus élevée de cette destruction, à hauteur 8,163 tonnes, selon les informations relayées par l’Agence malienne de presse (Amap).
On y trouve également de l’héroïne, 7,6 kilogrammes, de la cocaïne, 2,250 kg, de la méthamphétamine, 400 grammes, ainsi que des produits pharmaceutiques contrefaits.
Selon la même source, ces quantités de drogue ont été saisies en 2018. Le directeur de l’Office central des stupéfiants, Adama Tounkara, a déclaré aux médias, à cette occasion, que l’objectif « est de permettre aux personnes, qui ont encore des doutes, de comprendre que ces produits sont nuisibles à la santé ».
Il a également affirmé que l’opération renferme un objectif de transparence pour dissiper le doute sur le présumé recyclage des drogues dans la fabrication d’autres produits.
Par ailleurs, «les produits incinérés permettent de sauver cette franche de la jeunesse devenue consommateur», a argumenté le procureur du pôle judiciaire, Boubacar Sidiki Samaké, présent lors de l’opération.
Samaké a affirmé en revanche, que la destruction des "stups" saisis ne suffit pas à elle seule pour lutter contre le trafic transfrontalier, appelant à « resserrer les rangs » entre les différents intervenants, notamment au niveau de la douane et à renforcer les services de surveillance, pour lutter contre ce fléau.