Kané Illa
30 Mars 2020•Mise à jour: 30 Mars 2020
AA/Kané Illa
Les Maliens étaient aux urnes, dimanche, pour renouveler l’Assemblée nationale, mais l’affluence était timide, selon des constatations concordantes de médias locaux et internationaux présents sur place.
Selon le site d’information en ligne «Maliactu», citant un observateur, le taux de participation dans certains bureaux de vote de la capitale Bamako tournait autour de 10% à 13h GMT.
Des médias internationaux ont rapporté que dans d'autres régions du Mali aussi, peu d’électeurs se sont rendus aux bureaux de vote.
L’insécurité dans les régions du nord et du centre et la pandémie du coronavirus seraient les principales causes de la démobilisation observée, commentent les médias.
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a voté au bureau de vote numéro 4 de Bamako, a fait savoir le site de la présidence.
S’exprimant devant la presse, il s’est "indigné" de l’enlèvement du chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé, promettant que son gouvernement ne ménagera «aucun effort pour obtenir sa libération».
Quelque sept millions et demi des Maliens étaient appelés aux urnes pour choisir leurs nouveaux députés.
Plus de 550 listes candidates (soit plus de 1000 candidats) ont été retenues pour ce scrutin, alors que l’Assemblée nationale compte 147 sièges.
La campagne électorale avait été ouverte le dimanche 8 mars à minuit (23h GMT) et pris fin le vendredi 27 mars à la même heure.
Un deuxième tour est prévu le 19 avril prochain "dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour", indique un communiqué du gouvernement convoquant le collège électoral.
La campagne pour le second tour sera ouverte le lendemain de la proclamation des résultats définitifs du premier tour et sera close le vendredi 17 avril, précise la même source.
C’est depuis 2018 qu’une nouvelle Assemblée nationale devait être installée au Mali. Mais, en raison de l’insécurité dans une large partie du pays, les élections législatives ont été plusieurs fois reportées.
Cette insécurité persiste toujours. En campagne pour les législatives de ce dimanche, le chef de file de l’opposition malienne Soumaïla Cissé et des membres de sa délégation ont été enlevés mercredi 25 mars par des hommes armés dans la région de Gao.
Ils sont toujours retenus par leurs ravisseurs.
Le Mali fait aussi face à la pandémie du coronavirus. A la date du samedi 27 mars, le pays a enregistré 18 cas dont un décès.