Nadia Chahed
16 Août 2017•Mise à jour: 16 Août 2017
AA/Desk
L'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a condamné, mercredi, les attaques qui ont visé lundi des cibles onusiennes dans le Centre et le Nord du Mali, faisant neuf morts entre casques bleus et soldats maliens.
La Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, "condamne fermement les attaques lancées par des organisations criminelles terroristes contre le Mali, le 14 août 2017, à Douentza et Tombouctou, qui visaient tout particulièrement les opérations de maintien de la paix de l'ONU menées par la Minusma ( Mission onusienne au Mali) et ont fait neuf morts", indique un communiqué publié mercredi par l'OIF.
Elle précise, dans le même texte, que "les concertations et les efforts menés actuellement de manière résolue par la communauté internationale pour lutter plus efficacement encore contre le terrorisme et la radicalisation violente devraient aboutir à des stratégies tactiques pour que cessent ces actes odieux, lâches et meurtriers".
Par ailleurs, la secrétaire générale de l'OIF indique que "les équipes de l'Organisation internationale de Francophonie (OIF) sur place à New York étaient présentes à la réunion tenue aujourd'hui même (mercredi) au Conseil de sécurité des Nations unies, où il a été question de l'urgence de rendre opérationnelles les forces de sécurité communes des pays du G5 Sahel dont le Mali est membre".
"L'enjeu est de taille, non seulement pour les pays de la région du Sahel constamment frappés, et l'on voit à quel point ces groupes terroristes en attaquant simultanément le Mali et le Burkina Faso cette semaine, veulent montrer leur capacité de nuisance, mais c'est aussi la sécurité du monde qui est mise en péril", souligne, encore, Michaëlle Jean.
Face à la menace de taille véhiculé par ces groupes, la première responsable de l'OIF, estime que "la communauté internationale doit s'engager et contribuer de manière conséquente au renforcement des dispositifs militaires nationaux et internationaux requis".
Les positions de la Mission onusienne respectivement à Tombouctou(Nord) et à Douentza (centre) ont été attaquées, lundi dernier, à quelques heures d'intervalle par des individus armés non encore identifiés.
Sept personnes ont trouvé la mort dans l'attaque contre le camp de la Mission onusienne au Mali (Minusma) à Tombouctou dont cinq gardes de sécurité de la Minusma, tous de nationalité malienne, un membre de la gendarmerie malienne et un agent civil contractuel de la Minusma.
L'attaque contre des camps de la Minusma à Douentza s'est soldée par la mort d'un soldat malien et d'un casque bleu. Aucune des deux attaques n'a encore été revendiquée.