Nadia Chahed
09 Juin 2020•Mise à jour: 10 Juin 2020
AA/Tunis
Au Mali, la Troïka, composée de partis politiques, associations de la société civile et comité de soutien à l'imam Mahmoud Dicko, s'est réunie, lundi 8 juin, à Bamako après l'imposant rassemblement du 5 juin, ont rapporté des médias africains et français.
Au même moment, une coalition qui veut défendre les institutions de la République, à commencer par le président malien, voit aussi le jour, indique Radio France internationale (RFI).
La coalition de l’opposition malienne réunie, de l’imam Mahmoud Dicko, évolue désormais au sein d’un mouvement dénommé « Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques du Mali », précise le média français, notant que l'objectif est de remobiliser les membres de la coalition et d'accueillir de nouveaux adhérents pour parler de l'avenir.
« Nous continuons la lutte jusqu’à notre objectif final : la démission d’Ibrahim Boubacar Keïta. La deuxième information qui est capitale, c’est que la Troïka a été rejointe par des centaines d’organisations et de partis politiques. », a assuré le cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko, membre fondateur de la nouvelle entité, lors de la réunion.
Du côté du pouvoir malien, des soutiens s’organisent également, souligne RFI précisant qu'une plateforme dénommée « Nous le peuple » a vu le jour.
Des partis politiques, associations, membres de cette plateforme, entendent défendre les institutions de la République et projettent un grand rassemblement ce vendredi à Bamako, rapporte la même source.
« Nous voulons sortir pour la paix, pour la sauvegarde de nos institutions. Jusqu’à aller à demander la démission du chef de l’État, nous disons que ça c’est non », explique Hamane Touré, l’un des coordinateurs de la plateforme cité par RFI.