Mohamed Hedi Abdellaoui
05 Avril 2016•Mise à jour: 06 Avril 2016
AA/ Bamako/ Moussa Bolly
Le président malien Ibrahim Boubacar Kéïta a décidé de prolonger de dix jours l’état d’urgence décrété sur toute l’étendue du territoire, en raison des « menaces terroristes ».
Selon un communiqué gouvernemental, dont Anadolu a eu copie mardi, cette mesure sécuritaire entrée en vigueur lundi (4 avril à minuit) a été adoptée à l’issue d’un Conseil des ministres réunis, lundi soir à Bamako, en session extraordinaire. L’état d’urgence précédent décrété en décembre pour une durée de 3 mois a pris fin le 31 mars dernier.
D’après le même communiqué gouvernemental, le recours à l’état d’urgence a permis aux autorités compétentes de mieux circonscrire et de combattre les projets d'atteinte à la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que les tentatives de troubles à la quiétude des populations à travers, notamment : des patrouilles, des perquisitions, des saisies d’armes, de véhicules, de motos et des interventions sur des scènes d’attaques terroristes ou de crime.
Les mesures exceptionnelles prévues par l’état d’urgence ne sont pas d’application systématique, alerte, toutefois, le communiqué.
Le prolongement de l’état d’urgence au Mali intervient après la multiplication des attaques terroristes par le groupe armé Aqmi dans la sous-région et les menaces récemment lancées par le groupe extrémiste, au lendemain de l'attaque de Grand Bassam en Côte d'Ivoire, à l’encontre des intérêts de la France et de ses alliés participant aux opérations militaires, significativement concentrées au Mali.