Mohamed Hedi Abidellaoui
20 Avril 2017•Mise à jour: 20 Avril 2017
AA/ Bamako/ Moussa Bolly
Au Mali, l’état d’urgence a encore une fois été prolongé de 10 jours, a appris jeudi Anadolu de source officielle.
Cette décision a été prise par le Conseil des ministres lors d’une session ordinaire présidée par le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga et relayée par les médias publics.
Initialement décrété le 30 mars 2017, l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire malien a expiré le 09 avril dernier.
Selon les observateurs, l’attaque du Camp militaire et de la Préfecture de Gourma Rharous (Nord), mardi dernier, a beaucoup pesé dans cette reconduction.
«En raison de la situation sécuritaire précaire, l’état d’urgence est déclaré à nouveau pour une durée de 10 jours à compter de mercredi 19 avril 2017 à minuit sur toute l’étendue du territoire national», a expliqué, mercredi soir, le ministre du Commerce et porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté, lors de son point de presse hebdomadaire à la Primature.
La situation sécuritaire au Mali et dans la sous-région reste «caractérisée par la persistance de la menace terroriste et des risques d’atteinte graves à la sécurité des personnes et de leurs biens», d'après la m^me source.
«La déclaration de l’état d’urgence vise à renforcer les dispositifs de prévention et de lutte contre le terrorisme et à accroître les capacités opérationnelles et les actions de contrôle des forces armées et de sécurité sur le territoire national», lit-on dans un communiqué gouvernemental.
L’état d’urgence a été déclaré au Mali depuis l’attaque terroriste du 20 novembre 2015 contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako qui a fait 22 morts.
Le Mali connaît une instabilité grandissante ces dernières années. Le nord du pays était tombé sous la coupe de groupes armés extrémistes et indépendantistes des narcotrafiquants en 2012. Une Force internationale, toujours active, y a été déployée pour chasser ces groupes armés et un accord de paix a été signé en mai et juin 2015 entre le gouvernement et les groupes armés, mais des régions entières échappent encore au contrôle de l'Etat et enregistrent continuellement des attaques armées mortelles contre civils et militaires.