Nadia Chahed
20 Mars 2018•Mise à jour: 21 Mars 2018
AA/Bamako/Moussa Bolly
De nouvelles violences inter-communautaires survenues dimanche dans le centre du Mali, se sont soldées par la mort d'une personne, a annoncé l'armée malienne dans un communiqué.
"Le village de Sabéré, situé à 25 km de Koro ( région de Mopti dans le centre) a été brûlé et détruit dimanche 18 mars 2018 suite à des violences inter-communautaires", a annoncé l'armée dans un communiqué publié lundi soir et dont Anadolu a reçu copie.
Le corps calciné d’un vieillard de près de 90 ans a été retrouvé dans les décombres par une mission des forces armées maliennes dépêchée lundi sur place, indique la même source sans donner plus de détails sur les auteurs de ces actes ni sur les raisons de ce regain de violence.
Des sources proches du ministère malien de la Défense et des Anciens combattants, attribuent cet acte à des groupes terroristes qui viseraient à attiser les tensions inter-communautaires qui ont marqué durant les dernières semaines cette région.
Selon des sources locales jointes par Anadolu le bilan de ces nouvelles violences serait beaucoup plus élevé que celui avancé par l'armée.
S'exprimant sous couvert de l'anonymat, une source sécuritaire de Mopti évoque un bilan provisoire d'une dizaine de morts.
Les communautés des Peuls ( éleveurs) et des Dogons ( agriculteurs) se sont retrouvées samedi dernier à Bamako, pour «faire la paix» après les derniers affrontements qui ont opposé leurs deux camps durant la dernière période faisant des dizaines de morts.
Le même samedi, le Collectif des députés de Mopti ont rencontré le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga pour l’alerter sur les «vives tensions sociales» dans leur région. Et ces élus ont soumis au Chef du gouvernement des propositions pour apaiser la zone.
Il s'agit notamment de "l’occupation du terrain par la présence des représentants de l’Etat et des Forces de défense et de sécurité ; le désarmement de toutes les milices ; privilégier une gestion institutionnelle du conflit en impliquant les associations communautaires et l’application stricte, à l’endroit de tous, de la mesure relative à l’interdiction de circulation des motos et des pick-up», indique un communiqué de la primature malienne.