Nadia Chahed
02 Juin 2018•Mise à jour: 02 Juin 2018
AA / Pascal Mulegwa
Les forces de sécurité maliennes ont dispersé, samedi matin à Bamako, une manifestation initiée par l'opposition et la société civile, pour réclamer des "élections crédibles", le 29 juillet prochain, ont rapporté des médias locaux.
Les forces de l’ordre sont intervenues à coup de matraques et de bombes à gaz lacrymogènes pour disperser les militants et leaders de l'opposition qui affluaient vers la place de la Liberté dans le centre de la capitale malienne, a rapporté le média en ligne "Malijet".
Face à cette intervention policière, "les manifestants ont proféré des insultes envers les forces de l'ordre. D'autres ont, en outre blessé un policier à la tête", a indiqué dans un communiqué, le ministère malien de la Sécurité et de la protection civile, rappelant que cette marche n'a pas été autorisée.
Une interdiction motivée, selon Bamako, par "l'état d'urgence" en vigueur et quasiment sans interruption depuis l'attentat terroriste contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015.
En octobre dernier, l’état d’urgence a été prorogé d’un an par le gouvernement qui faisait état de la persistance des attaques terroristes contre les populations civiles et les forces armées et de sécurité.
L’élection présidentielle doit avoir lieu le 29 juillet sur toute l’étendue du territoire national et dans les missions diplomatiques et consulaires du Mali.
Au pouvoir depuis 2013, le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) est candidat à sa propre succession.
La marche de l’Opposition intervient au lendemain de l’adoption par le gouvernement d’un projet de loi visant à régir les "relations intercommunautaires" et le "vivre ensemble" dans un pays en proie aux tensions communautaires et attaques terroristes depuis cinq ans.