Fatma Bendhaou
18 Novembre 2020•Mise à jour: 18 Novembre 2020
AA/Kané Illa
La 41ème session du Comité de suivi de l'accord d'Alger pour la paix et la réconciliation (CSA) a décidé d'élaborer une "feuille de route" en vue d'accélérer la mise en œuvre dudit accord.
C'est ce qui ressort du communiqué final de la session présidée par le ministre algérien des affaires étrangères et chef de file de la médiation internationale Sabri Boukadoum.
Saluant " l’attachement des autorités de la transition et des mouvements signataires à l’application de l’accord et à son accélération en tant que seule voie à même de permettre au Mali de préserver durablement sa stabilité et de relever les défis multiples auxquels il fait face", les participants à la session ont noté "la détermination du gouvernement à redynamiser le cadre de concertation inter-malien en vue de diligenter la mise en œuvre de l’accord, avec l’objectif de parvenir, avant la prochaine session du CSA, à l’élaboration d’une feuille de route consensuelle".
Cette feuille de route vise à permettre "de clôturer, dans un délai raisonnablement court, les actions prioritaires prévues dans les quatre volets de l’accord, y compris celles relatives à l’opérationnalisation des nouvelles entités administratives, au parachèvement du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et son extension à l’objectif de 3000 ex-combattants. La feuille de route a également pour objectif le retour des services sociaux de base, en particulier en matière d’éducation, et à la reprise des auditions publiques de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR)".
Les participants à la session ont aussi salué "l’engagement de la communauté internationale à poursuivre son accompagnement à la Partie malienne durant cette phase de transition".
Lundi, le premier ministre malien, Moctar Ouane, a relancé les travaux du Comité de suivi de l'accord d'Alger pour la paix et la réconciliation au Mali, après plusieurs mois de suspension, à cause de l'instabilité politique dans le pays.
Dans le discours qu'il a prononcé à cette occasion, Ouane a indiqué que cette session "marque la reprise des travaux du CSA après plusieurs mois de suspension dus en grande partie au contexte socio-politique agité".
Rappelant que "depuis leur mise en place, les organes de la transition ont, à plusieurs reprises, exprimé leur attachement indéfectible à ce processus", le chef du gouvernement malien a indiqué que "la durée relativement courte de la transition (18 mois) exige de faire des choix et de définir des priorités claires".
Il a appelé à "l’engagement sans faille de toutes les composantes de la nation malienne", insistant sur "l’importance d’inclure tous les segments de la nation malienne à la mise en œuvre de l’accord pour un processus véritablement inclusif, apaisé et plus efficace".
Pour rappel, le gouvernement malien et la Coordination des mouvements de l'Azawad avaient signé, le 15 mai et le 20 juin 2015, un accord portant, entre autres, sur le retour de la paix et le développement des régions maliennes situées dans le Nord du pays, suite à des négociations menées dans la capitale algérienne Alger.