Mohamed Hedi Abidellaoui
24 Mai 2017•Mise à jour: 25 Mai 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Le principal mouvement citoyen en République démocratique du Congo (RDC) a exigé, mercredi, le remplacement du chef de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en RD. Congo (Monusco).
« La LUCHA exige enfin le remplacement immédiat du Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RDC et chef de la MONUSCO, Maman Sambo Sidikou, pour incompétence, complaisance, négligence et manque de leadership nuisibles à l’efficacité de la MONUSCO dans la mise en œuvre de son mandat », a écrit lutte pour le Changement dans un communiqué dont une copie a été envoyée mercredi à Anadolu.
Selon Lucha, le chef de la mission onusienne « ne s’est pas seulement fourvoyé dans la situation au Kasaï, l’enlèvement et le meurtre des membres du groupe d’experts de l’ONU. Il a aussi, trop souvent, manqué d’indépendance vis-à-vis des autorités congolaises, et de rigueur dans la direction de la Mission ».
Lucha a relevé que le concerné « n’est définitivement pas la personne qu’il faut pour aider la RDC à faire face aux défis politiques et sécuritaires actuels ».
Dans son communiqué, le mouvement citoyen demande également au Conseil de Sécurité des Nations-Unies de veiller à ce que le mandat qu’il a donné à la MONUSCO soit effectivement appliqué par le leadership et les troupes déployées sur le terrain, sinon, « ça ne sert à rien d'adopter des résolutions et de dépenser des milliards de dollars pour une mission qui ne sert pas à grand-chose, aux yeux des Congolais ».
Le Nigérien Maman Sambo Sidikou est arrivé à la tête de la plus grande budgétivore et importante mission des Nations-Unies au monde en novembre 2015. La Monusco est déployée en RDC depuis 1 999 pour stabiliser le pays. Aucune réaction n'a été enregistrée de sa part jusqu'à mercredi (13:50 GMT).
Son mandat très disputé entre Kinshasa et New-York a été renouvelé d’un an, le 31 mars dernier, par le Conseil de Sécurité des Nations-unies qui a décidé de réduire ses effectifs pour les faire passer de 19 815 casques bleus à 16 215.