Hatem Kattou
31 Juillet 2017•Mise à jour: 31 Juillet 2017
AA/Kinshasa/Fiston Mahamba
Plus de soixante personnes ont été arrêtées lundi par la police congolaise, lors de différentes manifestations organisées à travers la RD Congo contre le maintien du président Joseph Kabila à la tête du pays et la non-tenue des élections à la date prévue, a rapporté un des correspondants d'Anadolu.
A l'appel des mouvements citoyens, de la société civile et des organisations de défense de droits humains, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans les différentes grandes villes du pays "pour dire non à la présidence à vie de Kabila et exiger les élections avant la fin de cette année".
Plusieurs coalitions ainsi que des personnalités d'opposition comme Moïse Katumbi ont manifesté leur soutien à cet appel à "une marche pacifique".
Selon des données recueillies par Anadolu auprès du mouvement citoyen "Lutte pour le changement" (Lucha), plus d'une soixantaine de manifestants ont été arrêtés dans différentes villes lundi matin. La police a fait usage de gaz lacrymogènes. "On déplore déjà un blessé en ville de Butembo" (Nord-kivu, Est de la RDC) a tweeté le mouvement citoyen.
Des heurts ont été signalés entre manifestants et forces de l'ordre et des barricades ont été érigées dans la ville de Goma dans l'Est du pays.
Dans la capitale congolaise Kinshasa, des carrefours chauds de la ville sont toujours quadrillés par les forces de l'ordre alors que les manifestants s’apprêtent à prendre l’itinéraire fixé la veille en vue de déposer leur mémorandum au siège de la Commission électorale.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) devait initialement clôturer l'opération d'enregistrement des électeurs ce lundi 31 juillet 2017.
La Commission qui indique avoir enrôlé plus de 80% d’électeurs, s'était déclarée dans l’impossibilité de clôturer le fichier électoral à cette date et avait prévenu d'un éventuel report de scrutins prévus en fin d’année par l'accord du 31 décembre, feuille de route définissant le mode de gestion du pays dont la mise en oeuvre divise la classe politique congolaise.