AA/Yaoundé/Peter Kum
2 904 réfugiés nigérians au Cameroun ont, à ce jour, regagné leur pays, a indiqué, vendredi, à Anadolu une source de la police des frontières.
Alors que certaines parties, notamment des réfugiés nigérians, parlent d’un "rapatriement forcé" motivé par la recrudescence des attaques terroristes frappant le Cameroun, selon des témoignages recueillis sur place, les autorités camerounaises se défendent d’être dans une telle logique.
Issa Tchiroma Bakarye, ministre camerounais de la Communication a, en effet, précisé, vendredi matin, à la presse que les expulsions ne concernent que les sans papiers dans la mesure où "des éléments de Boko Haram pourraient, facilement, s’infiltrer parmi eux".
Ces 2 904 réfugiés font partie de près de 12 000 réfugiés nigérians établis dans le Nord du Cameroun et qui devront tous rejoindre, dans les prochains jours le Nigéria, a indiqué l’Agence Nigériane de Secours (Nema-gouvernementale) dans un communiqué publié mercredi et dont Anadolu a eu copie.
La Nema rappelle qu’il s’agit de réfugiés qui ont fuit les exactions perpétrés par Boko Haram dans le Nord-est du Nigeria précisant que les retours ont bel et bien démarré.
Elle ajoute avoir, déjà, convoyé près de 650 ex-refugiés dans leurs localités d'origine à Borno (Nord-est du Nigéria) alors que d’autres ont été installés dans le camp de Yola (frontalière avec le Cameroun).
Depuis près de deux ans, le Cameroun qui partage une frontière terrestre de 1600 kilomètres avec le Nigeria fait l’objet de plusieurs attaques terroristes de présumés membres de Boko Haram. Des attaques qui ciblent souvent des civils et dont les motivations ne sont guère identifiées.
Vers la mi juillet 2015, ces attaques ont pris une nouvelle tournure avec l’entrée en scène des kamikazes. Ces personnes qui se font exploser sont pour la plupart des jeunes filles qui se font passer pour des mendiantes ou des commerçantes ambulantes.