AA/ Rangoun(Myanmar)/ Joshua Carroll
Le Myanmar a décidé "d’alléger" les peines encourues par les manifestants contrevenant une loi controversée utilisée pour enfermer des activistes dénonçant la saisie des terres et la flambée des prix de l'énergie.
Des médias d’Etat ont rapporté que la peine d’emprisonnement maximum d’une année prévue pour les personnes organisant des manifestations non autorisées a été réduite de moitié (soit six mois), alors que les individus « provoquant des troubles » seront passibles d'un emprisonnement d’un an au lieu de deux ans.
Plusieurs activistes ont cependant répliqué aux amendements par un appel à l’abolition totale de ladite loi.
« Je ne peux pas tolérer la loi amendée, elle est attentatoire aux droits humains » a commenté, jeudi, un avocat et ancien prisonnier politique, Robert Sann Aung, à l’Agence Anadolu (AA).
Jusqu’à récemment, les manifestations publiques de dissentiment étaient extrêmement rares ; les réformes radicales apportées après la prise de pouvoir, en 2011, du gouvernement du président Thein Sein ont encouragé les manifestants à descendre dans les rues.
Malgré de nouvelles libertés, des activistes ont déploré que la Loi sur les protestations pacifiques, adoptée en 2011, ait été utilisée de manière arbitraire et abusive par la police et les responsables locaux pour réprimer les protestations.