AA - Genève - Hamza Gedikoğlu
Les violations des droits de l'homme commises par l'EIIL peuvent constituer un "crime de guerre" contre les civils, selon un rapport de l'Organisation des Nations Unies (ONU) publié, jeudi.
Selon le rapport, publié jeudi, l'EIIL "perpètre des massacres de masse, enlève des femmes, forces les jeunes filles à l'esclavage sexuel, enrôle des jeunes garçons pour combattre dans leur rang". Ces actes représentent des violations systématiques des droit de l'homme qui peuvent constituer des "crimes de guerre", poursuit le rapport onusien.
Depuis le début de l'année, 9 341 civils ont perdu la vie et 17 386 ont été blessés, dont la moitié depuis que l'EIIL s'est emparé de plusieurs zones du Nord de l'Irak en juin dernier.
D'autre part, le rapport indique que 1,8 million de personnes ont été contraintes de se déplacer depuis août 2014.
Un million de déplacés se trouvent dans des régions contrôlées par l'EIIL ou par des groupes qui lui sont affiliés, alors que 800 000 autres ont fui vers la région autonome du Nord de l'Irak.
Dans ce rapport qui s'appuie sur quelques 500 témoignages, l'ONU ajoute que certains raids aériens menés par l'armée irakienne contre les djihadistes sunnites ont fait "un grand nombre de morts parmi les civils", en bombardant des villages, des écoles et des hôpitaux, ce qui représente une violation du droit international, estime le rapport.