AA/ Kinshasa/ MA
Le bilan officiel des manifestations de janvier 2014 qui ont secoué la RDC s’est élevé à 27 morts, selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.
S’exprimant jeudi soir, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, il a affirmé : « Après avoir annoncé 14 morts, dont un policier, (...) le nombre de personnes mortes à la faveur de ces événements sur l'ensemble du territoire national est estimé aujourd'hui à 27 personnes tuées. »
Le bilan officiel communiqué par M.Mende fait, en outre, état de 4 morts à Goma (chef-lieu de la province du Nord-Kivu) et de 23 décès à Kinshasa (capitale). Les bilans qui avaient été annoncés par le gouvernement congolais et les ONG au lendemain des manifestations en janvier, contre un projet d’une loi électorale qui devait permettre au président Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà de 2016, étaient contradictoires.
La première partie avait en effet annoncé 14 morts, dont un policier, alors que l’ONG américaine Human Rights Watch « HRW » et la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme avait annoncé la mort d’une quarantaine de personnes mortes lors des agitations qu’a vécues la RDC. Lambert Mende avait alors démenti les bilans des ONG, accusant la FIDH d'être « de plus en plus excessive » et de chercher à « nuire au gouvernement congolais ».
Des régions congolaises, notamment la capitale Kinshasa ont vécu du 19 au 22 janvier des manifestants désapprouvant un projet de loi électorale devant permettre au président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat, alors que la Constitution le lui interdit. Les manifestations avaient cédé la place à l'émeute et aux pillages. Le gouvernement avait ordonné la coupure d'internet et des SMS, afin d’affaiblir l’opposition, mais a finalement renoncé au projet de loi controversé.