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Six cents millions d’Africains, soit un sur trois environ, n’ont toujours pas accès à l’électricité, alors que le continent dispose d’un des plus grands potentiels hydroélectriques et géothermiques au monde, a constaté la Banque Mondiale dans un rapport publié lundi soir sur son site.
Ce constat rendu public peu avant le premier Sommet Etats-Unis-Afrique fait également savoir que près de 10 millions de petites et moyennes entreprises affrontent les mêmes difficultés, là où « la vallée du Rift en Éthiopie représente à elle seule un potentiel de 10 à 15 gigawatts ».
Entamant sa « vingtième année consécutive » de croissance, le continent devra réaliser, note la BM, un taux de croissance de 4,7% en 2014, puis de 5,1% en 2015 et 2016. D’où la nécessité de produire chaque année 7 000 MW supplémentaires. Or, il peine encore à générer plus de 1 000.
D’après la Banque Mondiale, il y a un grand manque à gagner en Afrique, s’agissant de la production d’énergie électrique. Ceci étant, le Cameroun et la République démocratique du Congo (RDC) – les « châteaux d’eau » du continent- avec la Guinée, l'Éthiopie et l'Ouganda, peuvent produire suffisamment d’énergie hydroélectrique pour satisfaire les besoins croissants du continent.
En RDC abritant le barrage hydroélectrique d’Inga, sur le puissant fleuve Congo, le potentiel hydroélectrique total du pays est estimé à 100 000 MW, ce qui le place au troisième rang mondial, derrière la Chine et la Russie. Pourtant, Inga est exploitée à seulement 2,5% de sa capacité, signale le rapport de la BM.
Le document en question souligne au demeurant que l’Afrique exploite uniquement 8% de ses ressources, tandis que l’Europe est à 85%.