Mona Saanouni
05 Avril 2018•Mise à jour: 05 Avril 2018
AA/ Moscou
Moscou a menacé de continuer à riposter aux mesures hostiles que prennent certains pays contre la Russie, sur fond de l’incident d’empoisonnement, au Royaume-Uni, de l'ancien agent double russe, Sergueï Skripal, et de sa fille Julia.
"La Russie n’accepte pas des accusations infondées dressées à son encontre au lieu de présenter des faits réels. Elle continuera à répondre de manière appropriée aux mesures hostiles", a déclaré, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, cité par la chaîne "Russia Today".
Lavrov, qui s’exprimait lors d’un congrès sur la Sécurité internationale tenu à Moscou, a souligné que "l’Affaire Skripal représente une escalade délibérée et continue visant à discréditer la Russie".
Il s’agit, à ses yeux, "d’un prétexte pour l’expulsion infondée de diplomates russes, non seulement des Etats-Unis mais également d’un nombre considérable d’autres pays "forcés" à prendre une telle mesure".
Le ministre russe a, d’autre part, estimé qu'il s'agit "d'une escalade explicite contre le droit international, l'éthique diplomatique et de l'étiquette normale".
D’autre part, Lavrov a salué les positions des pays ayant appuyé la demande de la Russie qui prévoit d’enquêter d’une manière conjointe avec le Royaume-Uni dans l’Affaire Skripal.
"Discuter de l’Affaire Skripal à La Haye (qui abrite le siège de l’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, OIAC) a prouvé que les pays qui se respectent n’accordent aucun intérêt aux allégations", a-t-il renchéri.
L’OIAC a, quant à elle, rejeté, mercredi, la demande de Moscou qui prévoit de diligenter une enquête conjointe avec Londres.
Londres tient Moscou pour responsable de la tentative d'assassinat au gaz neurotoxique, au Royaume-Uni, le 4 mars, de l'officier des services de renseignement russes à la retraite (agent double), Sergueï Skripal, (66 ans) et de sa fille Julia (33 ans).
Les deux parties avaient, ensuite, échangé des mesures punitives, y compris l'expulsion de diplomates, avant que plusieurs pays occidentaux ne rejoignent la partie britannique en expulsant les diplomates russes incitant Moscou à riposter de la même manière.